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PC · Physique · semaine 6

Interféromètre de Michelson

L'interféromètre de Michelson éclairé par une source spatialement étendue, dans la configuration lame d'air puis dans la configuration coin d'air. Localisation des franges, franges d'égale inclinaison et franges d'égale épaisseur, expression de l'ordre d'interférences. Les applications expérimentales comprennent la mesure d'un écart de doublet, la mesure d'une longueur de cohérence et les observations en lumière blanche.

Sommaire

Le cours

Résumé en cinq points

  1. Le Michelson divise l'amplitude. Le schéma équivalent remplace M2M_2 par son image M2′M_2' par la séparatrice, ce qui donne une lame d'air ou un coin d'air.
  2. En lame d'air, δ=2ecos⁡i\delta = 2e\cos i et p=2ecos⁡i/λ0p = 2e\cos i/\lambda_0. L'ordre ne dépend que de l'inclinaison, donc les franges sont des anneaux localisés à l'infini, et une source étendue est possible.
  3. En coin d'air, δ=2αx\delta = 2\alpha x, les franges sont rectilignes, parallèles à l'arête, localisées sur les miroirs, d'interfrange λ0/(2α)\lambda_0/(2\alpha). Il faut un éclairage peu ouvert et une image des miroirs sur l'écran.
  4. Le contact optique, e=0e = 0, se repère par la teinte plate en lame d'air et par la frange centrale blanche en coin d'air, en lumière blanche.
  5. Applications métrologiques : écart d'un doublet par la période des brouillages, Δe=λ02/(2 Δλ)\Delta e = \lambda_0^2/(2\,\Delta\lambda), longueur de cohérence par Lc≈2emax⁡L_c \approx 2e_{\max}, indice ou épaisseur par le décalage 2(n−1)ℓ2(n-1)\ell.
Pourquoi ce chapitre

Les trous d'Young imposent une source quasi ponctuelle, donc une figure peu lumineuse. Le Michelson lève cette contrainte. En divisant l'amplitude de l'onde plutôt que son front, il fait interférer, pour chaque point de la source, deux ondes qui ont suivi des trajets presque identiques.

On peut donc éclairer avec une source large et brillante et obtenir des franges contrastées, à condition de les observer au bon endroit. C'est l'instrument de métrologie optique par excellence, et le seul interféromètre du programme dont la mise en œuvre expérimentale est explicitement exigible. Il apparaît en travaux pratiques, en épreuve pratique et très souvent à l'écrit.

1Description et schéma équivalent

1.1L'appareil

L'interféromètre comporte :

  • une lame séparatrice semi-réfléchissante inclinée à 45 degrés sur le faisceau incident ;
  • deux miroirs plans M1M_1 et M2M_2, orthogonaux entre eux au réglage de base.

M1M_1 est fixe en translation dans certains modèles, M2M_2 est monté sur un chariot dont on lit le déplacement au micromètre. Trois vis permettent d'orienter les miroirs.

Un faisceau issu de la source frappe la séparatrice. Une partie de son amplitude est réfléchie vers M1M_1, l'autre est transmise vers M2M_2. Chaque faisceau revient sur la séparatrice, qui les recombine vers la sortie.

Définition 1.1Division d'amplitude

On parle de division d'amplitude, par opposition à la division du front d'onde des trous d'Young.

Sur l'appareil réel, une lame compensatrice, identique à la séparatrice et parallèle à elle, est placée dans l'un des bras pour que les deux ondes traversent la même épaisseur de verre. Le programme s'en affranchit en supposant la séparatrice d'épaisseur négligeable.

1.2Schéma équivalent

Pour raisonner, on remplace le montage replié par un montage déplié. On note M2′M_2' l'image du miroir M2M_2 par la séparatrice. Le trajet réel dans le bras 2 a exactement le même chemin optique que le trajet fictif qui irait directement de la source à M2′M_2' puis à la sortie.

Tout se passe comme si la lumière se réfléchissait sur les deux surfaces M1M_1 et M2′M_2', qui délimitent une lame d'air. Deux cas se présentent :

  • M1M_1 et M2′M_2' parallèles, séparés de ee : c'est la configuration lame d'air, ou lame à faces parallèles, d'épaisseur uniforme ee ;
  • M1M_1 et M2′M_2' formant un petit angle α\alpha : c'est la configuration coin d'air, d'épaisseur variable e(x)=αxe(x) = \alpha x en comptant xx depuis l'arête.

Schéma décrit en mots. Dessiner la source à gauche, la séparatrice inclinée à 45 degrés au centre, M1M_1 en haut, M2M_2 à droite, la sortie vers le bas. À côté, le schéma déplié : deux traits horizontaux séparés de ee, avec un rayon qui rebondit entre eux, et l'observation vers le bas.

Définition 1.2Contact optique

Le contact optique est la situation où M1M_1 et M2′M_2' sont confondus, soit e=0e = 0. La différence de marche est alors nulle partout.

2Configuration lame d'air

2.1Différence de marche

La source est spatialement étendue et quasi monochromatique. Un rayon issu d'un point source arrive sur la lame d'air équivalente sous l'incidence ii. Il donne deux rayons, l'un réfléchi sur M1M_1, l'autre sur M2′M_2', qui ressortent parallèles entre eux.

Calcul de la différence de marche. Soit II le point d'impact sur la première surface, JJ le point d'impact sur la seconde et KK le point où le rayon réfléchi sur la première surface est rejoint par le second. Le surplus de chemin parcouru vaut n(IJ+JK)−n IHn(IJ + JK) - n\,IH, où HH est le pied de la perpendiculaire abaissée du point de sortie. Avec n=1n = 1 pour l'air, IJ=JK=e/cos⁡iIJ = JK = e/\cos i et la projection donne IH=2etan⁡isin⁡iIH = 2e \tan i \sin i.

Propriété 2.1Différence de marche en lame d'air

δ=2ecos⁡i−2esin⁡2icos⁡i=2ecos⁡i.\begin{aligned} \delta &= \frac{2e}{\cos i} - \frac{2e\sin^2 i}{\cos i} \\ &= 2e\cos i. \end{aligned} L'ordre d'interférences vaut donc p=2ecos⁡iλ0.p = \frac{2e\cos i}{\lambda_0}.

C'est le résultat exigible. Il ne dépend que de l'épaisseur ee, de l'angle d'incidence ii et de la longueur d'onde. En particulier, il ne dépend pas du point de la source dont provient le rayon, ni du point de la lame où le rayon arrive.

RemarqueDéphasages supplémentaires

Les réflexions sur les miroirs et sur la séparatrice peuvent introduire des déphasages constants. Ils ne dépendent ni de ee ni de ii, donc ils décalent l'ensemble du système sans modifier ni l'interfrange ni les conditions de brouillage. Le programme n'en demande pas le traitement détaillé.

2.2Localisation des franges, franges d'égale inclinaison

Puisque pp ne dépend que de ii, tous les rayons qui sortent de l'interféromètre avec la même inclinaison portent le même ordre d'interférences, quelle que soit leur origine dans la source. Il faut donc les rassembler en un même point d'observation, ce qui se fait à l'infini, c'est-à-dire dans le plan focal image d'une lentille convergente, ou avec l'œil accommodant à l'infini.

Propriété 2.2Localisation à l'infini

Le lieu de localisation, admis par le programme, est l'infini. En ce lieu, une source étendue ne dégrade pas le contraste, puisque tous ses points contribuent au même ordre au même endroit.

C'est l'avantage recherché, impossible à obtenir avec les trous d'Young.

AttentionÉcran mal placé

Si l'on place un écran n'importe où ailleurs, chaque point de l'écran reçoit des rayons d'inclinaisons variées et le contraste s'effondre.

Les franges, lieux des points d'égale inclinaison, sont des anneaux concentriques centrés sur le foyer image correspondant à l'incidence nulle. On les appelle franges d'égale inclinaison, ou anneaux d'égale inclinaison.

2.3Lecture des anneaux

L'ordre est maximal au centre, où i=0i = 0, et vaut p0=2e/λ0p_0 = 2e/\lambda_0. Il décroît quand on s'éloigne du centre, car cos⁡i\cos i décroît. Le rayon d'un anneau dans le plan focal d'une lentille de focale f′f' vaut r=f′tan⁡i≈f′ir = f' \tan i \approx f' i.

Pour les petits angles, cos⁡i≈1−i2/2\cos i \approx 1 - i^2/2, donc p≈2eλ0(1−i22).p \approx \frac{2e}{\lambda_0}\left(1 - \frac{i^2}{2}\right). Deux conséquences pratiques :

  • les anneaux se resserrent quand on s'éloigne du centre, puisque l'ordre varie comme le carré du rayon ;
  • le rayon du kk-ième anneau à partir du centre varie comme k\sqrt{k}.

Quand on diminue ee en déplaçant le chariot, l'ordre au centre diminue, les anneaux rentrent vers le centre et disparaissent un par un. Chaque anneau qui disparaît correspond à une diminution de ee d'une demi-longueur d'onde. Au contact optique, e=0e = 0, l'ordre vaut 0 partout, le champ est uniformément éclairé : c'est la teinte plate. La reconnaître est le repère fondamental du réglage.

Exemple 2.3Ordres de grandeur

Pour λ0=546 nm\lambda_0 = 546 \unite{nm} et e=0,10 mme = 0{,}10 \unite{mm}, l'ordre au centre vaut p0≈366p_0 \approx 366. Le premier anneau apparaît pour une incidence ii telle que i2/2=λ0/2ei^2/2 = \lambda_0/2e, soit i≈0,074 radi \approx 0{,}074 \unite{rad}, environ 4 degrés. Il faut donc éclairer sous une ouverture angulaire suffisante, d'où l'emploi d'une source large ou d'un condenseur.

2.4Mise en œuvre expérimentale

Conditions d'éclairage et d'observation en lame d'air, à savoir décrire et réaliser :

  • source étendue et brillante, par exemple une lampe spectrale au mercure ou au sodium, suivie d'un dépoli, éventuellement d'un condenseur pour élargir le cône d'incidence ;
  • ne pas mettre de lentille formant une image de la source dans l'interféromètre, on veut au contraire un large éventail d'incidences ;
  • en sortie, lentille convergente et écran placé dans son plan focal image, ou observation directe à l'œil accommodant à l'infini ;
  • réglage des anneaux par les vis de rotation du miroir, jusqu'à ce que les anneaux restent centrés quand on déplace l'œil latéralement : c'est le test du parallélisme.

3Configuration coin d'air

3.1Différence de marche et franges d'égale épaisseur

On incline légèrement l'un des miroirs d'un angle α\alpha, de l'ordre de quelques minutes d'arc. L'épaisseur de la lame équivalente devient e(x)=αxe(x) = \alpha x.

Propriété 3.1Différence de marche en coin d'air

Hypothèse

  • éclairage quasi normal.

Alors la différence de marche, fournie par le programme, est δ=2e(x)=2αx,\delta = 2e(x) = 2\alpha x, d'où l'ordre d'interférences p=2αxλ0.p = \frac{2\alpha x}{\lambda_0}.

Les franges sont les lieux d'égale épaisseur, c'est-à-dire des droites parallèles à l'arête du coin. On les appelle franges d'égale épaisseur.

Propriété 3.2Interfrange du coin d'air

if=λ02α.i_f = \frac{\lambda_0}{2\alpha}.

Exemple 3.3Application numérique

Pour α=1\alpha = 1 minute d'arc, soit 2,9×10−4 rad2{,}9 \times 10^{-4} \unite{rad}, et λ0=546 nm\lambda_0 = 546 \unite{nm}, l'interfrange vaut 0,94 mm0{,}94 \unite{mm}. Diminuer α\alpha écarte les franges, l'augmenter les resserre jusqu'à les rendre invisibles.

3.2Localisation

Ici la différence de marche dépend du point xx de la lame, et non plus de l'inclinaison, à condition de rester en incidence quasi normale. Le lieu de localisation des franges, admis, est le voisinage des miroirs, plus précisément la surface du coin d'air équivalent.

Conditions d'observation, à savoir justifier :

  • limiter l'étendue angulaire du faisceau, sans quoi la dépendance résiduelle en ii brouille les franges ; on éclaire donc en lumière quasi parallèle, avec une source placée au foyer objet d'une lentille ;
  • former, à l'aide d'une lentille de projection, l'image des miroirs sur l'écran, puisque c'est là que les franges existent.

3.3Mise en œuvre expérimentale

  • Source étendue, condenseur pour obtenir un faisceau peu ouvert, éventuellement diaphragme pour réduire l'ouverture.
  • Coin d'air obtenu en partant du contact optique puis en jouant sur une vis de rotation.
  • Lentille de projection conjuguant le plan des miroirs et l'écran. Vérifier la mise au point en observant que les franges restent nettes et n'ont pas de parallaxe.
  • Franges rectilignes, parallèles à l'arête, équidistantes.

4Applications métrologiques

4.1Mesure de l'écart en longueur d'onde d'un doublet

La lampe au sodium émet un doublet, deux raies très voisines d'intensités comparables, autour de 589 nm589 \unite{nm}. Chaque raie donne son propre système d'anneaux, et les deux systèmes se décalent quand ee augmente.

Le brouillage est total quand les deux systèmes sont en opposition, soit Δp=1/2\Delta p = 1/2 avec Δp=2e Δλ/λ02\Delta p = 2e\,\Delta\lambda/\lambda_0^2. Il se répète chaque fois que Δp\Delta p augmente d'une unité. L'écart entre deux brouillages consécutifs correspond donc à 2 Δe=λ02Δλ,soitΔe=λ022 Δλ.2\,\Delta e = \frac{\lambda_0^2}{\Delta\lambda}, \quad \text{soit} \quad \Delta e = \frac{\lambda_0^2}{2\,\Delta\lambda}.

MéthodeMesurer l'écart d'un doublet

  1. Se placer en lame d'air.
  2. Déplacer le chariot et repérer les positions successives de brouillage, de préférence sur plusieurs périodes pour moyenner.
  3. En déduire Δλ=λ02/(2 Δe)\Delta\lambda = \lambda_0^2/(2\,\Delta e).

Exemple 4.1Application numérique

Avec λ0=589 nm\lambda_0 = 589 \unite{nm} et Δλ=0,60 nm\Delta\lambda = 0{,}60 \unite{nm}, on trouve Δe≈0,29 mm\Delta e \approx 0{,}29 \unite{mm}. C'est mesurable au micromètre du chariot. Réciproquement, mesurer Δe\Delta e donne Δλ\Delta\lambda.

4.2Mesure d'une longueur de cohérence

Une radiation de largeur spectrale Δλ\Delta\lambda cesse de donner des franges lorsque la différence de marche dépasse sa longueur de cohérence Lc≈λ02/ΔλL_c \approx \lambda_0^2/\Delta\lambda. En lame d'air, la différence de marche au centre vaut 2e2e.

MéthodeMesurer une longueur de cohérence

  1. Partir du contact optique.
  2. Éloigner le chariot jusqu'à disparition définitive du contraste.
  3. La position emax⁡e_{\max} obtenue donne Lc≈2emax⁡L_c \approx 2e_{\max}.

Pour une raie de lampe spectrale, on trouve quelques centimètres, ce qui correspond à Δλ\Delta\lambda de l'ordre de 10−2 nm10^{-2} \unite{nm}.

Pour un doublet, il faut distinguer les brouillages périodiques, dus à l'écart entre les deux raies, et la disparition définitive du contraste, due à la largeur propre de chaque raie. Les deux effets se superposent, le second survenant beaucoup plus loin.

4.3Caractériser un objet ou un indice

Si l'on interpose dans l'un des bras une lame transparente d'indice nn et d'épaisseur ℓ\ell, la lumière la traverse deux fois, à l'aller et au retour.

Propriété 4.2Lame interposée dans un bras

La différence de marche supplémentaire vaut Δδ=2(n−1)ℓ.\Delta\delta = 2(n-1)\ell. Le système de franges se décale d'un nombre de franges N=2(n−1)ℓλ0,N = \frac{2(n-1)\ell}{\lambda_0}, que l'on compte en observant l'écran pendant l'introduction progressive de la lame.

Connaissant ℓ\ell, on en déduit nn, et réciproquement.

Le même principe permet de mesurer l'indice d'un gaz en plaçant dans un bras une cuve que l'on vide progressivement, ou de caractériser une variation d'épaisseur en configuration coin d'air, où chaque frange correspond à une variation d'épaisseur de λ0/2\lambda_0/2.

4.4Observations en lumière blanche

En lame d'air :

  • les franges ne sont visibles que si la différence de marche reste inférieure à la longueur de cohérence de la lumière blanche, environ 1 μm1 \unite{\mu m}, donc pour ee inférieur à quelques centaines de nanomètres ;
  • on n'observe rien sauf tout près du contact optique, où apparaissent quelques anneaux irisés puis la teinte plate.

C'est la méthode de réglage fin du contact optique.

En coin d'air, au voisinage de l'arête, où ee est nul, on observe une frange centrale blanche, encadrée d'une dizaine de franges irisées, puis du blanc d'ordre supérieur. La frange centrale blanche localise le contact optique de façon très précise.

Dans les deux cas, l'analyse au spectroscope de la lumière en un point où la différence de marche vaut δ\delta donne un spectre cannelé, les cannelures correspondant à λ=δ/(m+1/2)\lambda = \delta/(m + 1/2).

Méthodes

MéthodeAborder un problème de Michelson

  1. Toujours commencer par le schéma équivalent avec M1M_1 et M2′M_2'. Ne jamais raisonner sur le montage replié.
  2. Identifier la configuration. Deux surfaces parallèles : anneaux à l'infini, différence de marche 2ecos⁡i2e\cos i. Deux surfaces inclinées : franges rectilignes sur les miroirs, différence de marche 2αx2\alpha x.
  3. Pour toute question de réglage, se demander où sont localisées les franges, et conjuguer ce lieu avec l'écran.
  4. Pour un comptage de franges, écrire la variation d'ordre et l'égaler au nombre de franges défilées.
  5. Vérifier les ordres de grandeur.

RemarqueOrdres de grandeur à vérifier

  • déplacement du chariot de λ0/2\lambda_0/2 pour un anneau ;
  • quelques dixièmes de millimètre entre deux brouillages du doublet du sodium ;
  • quelques centimètres pour la longueur de cohérence d'une lampe spectrale.

Ce qu'il faut savoir refaire en khôlle

  1. Construire le schéma équivalent lame d'air à partir de l'interféromètre replié.
  2. Établir δ=2ecos⁡i\delta = 2e\cos i et en déduire l'ordre d'interférences.
  3. Justifier que les franges d'égale inclinaison sont localisées à l'infini et expliquer pourquoi une source étendue ne les brouille pas.
  4. Décrire ce qui se passe quand on diminue ee, jusqu'à la teinte plate.
  5. Exprimer l'ordre d'interférences en coin d'air à partir de δ=2e\delta = 2e fourni, et en déduire l'interfrange.
  6. Décrire les conditions d'éclairage et d'observation propres à chaque configuration, et expliquer en quoi elles diffèrent.
  7. Établir la relation Δe=λ02/(2 Δλ)\Delta e = \lambda_0^2/(2\,\Delta\lambda) entre deux brouillages du doublet et faire l'application numérique pour le sodium.
  8. Exprimer le décalage de franges dû à une lame d'indice nn et d'épaisseur ℓ\ell introduite dans un bras.

Méthodes et exercices

Les résultats à connaître

  • Schéma équivalent : M₂' est l'image de M₂ par la séparatrice, le montage replié équivaut à une lame d'air, M₁ et M₂' parallèles séparés de e, ou à un coin d'air, M₁ et M₂' formant un petit angle α. Exigible.
  • Contact optique, e = 0, différence de marche nulle partout. Exigible.
  • En lame d'air, δ = 2e cos i, ordre p = 2e cos i/λ₀. Exigible avec démonstration, calcul géométrique du surplus de marche.
  • Franges d'égale inclinaison, anneaux concentriques centrés sur l'incidence nulle, localisées à l'infini. Lieu admis, conditions d'observation à justifier.
  • Ordre maximal au centre p₀ = 2e/λ₀, décroît vers l'extérieur, teinte plate au contact optique. Exigible.
  • Développement aux petits angles, p ≈ (2e/λ₀)(1 − i²/2), le rayon du k-ième anneau varie comme √k, les anneaux se resserrent vers l'extérieur. Exigible.
  • En coin d'air, δ = 2αx, formule fournie par le programme, ordre p = 2αx/λ₀. Exigible, sans démonstration à fournir.
  • Franges d'égale épaisseur, rectilignes, parallèles à l'arête, interfrange if = λ₀/(2α). Exigible.
  • Localisation des franges du coin d'air au voisinage des miroirs. Lieu admis, conditions d'éclairage peu ouvert et d'imagerie des miroirs sur l'écran à justifier.
  • Mesure de l'écart d'un doublet, brouillage périodique, écart entre deux brouillages Δe = λ₀²/(2Δλ). Exigible avec utilisation.
  • Longueur de cohérence Lc ≈ λ₀²/Δλ, mesurée par la disparition définitive du contraste, Lc ≈ 2e_max. Exigible.
  • Lame d'indice n et d'épaisseur ℓ introduite dans un bras, différence de marche supplémentaire Δδ = 2(n−1)ℓ, décalage de N = 2(n−1)ℓ/λ₀ franges. Exigible.
  • Observations en lumière blanche, franges visibles seulement si δ reste inférieure à la longueur de cohérence de la lumière blanche, environ 1 µm. Teinte plate ou frange centrale blanche repèrent le contact optique. Exigible, capacité explicite du programme.
  • Spectre cannelé en un point de différence de marche δ, cannelures aux longueurs d'onde λ = δ/(m + 1/2). Exigible, mentionné.

Clés de démonstration

Différence de marche en lame d'air. On note I et J les points d'impact sur les deux surfaces équivalentes et H le pied de la perpendiculaire au rayon de sortie. Avec n = 1 pour l'air, IJ = JK = e/cos i, et la projection donne IH = 2e tan i sin i. La différence δ = 2e/cos i − 2e sin²i/cos i se simplifie en 2e cos i grâce à cos²i + sin²i = 1. L'astuce : reconnaître l'identité fondamentale de la trigonométrie une fois les deux trajets exprimés avec i.

Une source étendue ne dégrade pas le contraste en lame d'air. L'ordre p ne dépend que de i, jamais du point de la source d'où provient le rayon. Tous les rayons de même inclinaison, quel que soit leur point d'origine, portent donc le même ordre et se rassemblent au même endroit à l'infini. L'astuce : repérer que la variable pertinente, i, est indépendante de la position de la source.

Écart entre deux brouillages d'un doublet. Le brouillage total a lieu quand les deux systèmes d'anneaux sont en opposition, Δp = 1/2. Il se reproduit chaque fois que Δp croît d'une unité entière, puisque cela ramène les deux systèmes à la même opposition relative. Avec Δp = 2eΔλ/λ₀², l'écart correspondant vaut Δe = λ₀²/(2Δλ). L'astuce : la période cherchée correspond à une variation d'une unité de Δp, pas d'une demi-unité.

Décalage de franges dû à une lame introduite. La lumière traverse la lame deux fois, à l'aller et au retour dans le bras du Michelson, d'où le facteur 2 dans Δδ = 2(n−1)ℓ. Le nombre de franges qui défilent est ce décalage divisé par λ₀. L'astuce : ne jamais oublier l'aller-retour propre à la géométrie du Michelson, contrairement à une lame traversée une seule fois.

Exemples et contre-exemples à connaître

  1. Pour λ₀ = 546 nm et e = 0,10 mm, l'ordre au centre vaut environ 366, et le premier anneau apparaît vers 4 degrés : ordre de grandeur de référence à connaître.
  2. Pour α = 1 minute d'arc et λ₀ = 546 nm, l'interfrange en coin d'air vaut environ 0,94 mm : augmenter α resserre les franges jusqu'à les rendre invisibles, contre-exemple à « plus d'inclinaison donne de meilleures franges ».
  3. Pour le doublet du sodium, λ₀ = 589 nm et Δλ = 0,60 nm, l'écart entre deux brouillages vaut environ 0,29 mm : application numérique classique, mesurable au micromètre du chariot.
  4. La longueur de cohérence d'une lampe spectrale isolée vaut quelques centimètres, correspondant à Δλ de l'ordre de 10⁻² nm, alors que celle de la lumière blanche n'est que d'environ 1 µm : contraste d'échelle à retenir.
  5. Au contact optique, le champ est uniformément éclairé, c'est la teinte plate, et non un système d'anneaux réduit à un point : repère fondamental du réglage.
  6. Placer une lentille formant une image de la source à l'intérieur d'un Michelson réglé en lame d'air supprime l'éventail d'incidences nécessaire aux anneaux : erreur de montage classique, contre-exemple à l'intuition qu'une image nette de la source aiderait.
  7. En lumière blanche et en lame d'air, on n'observe des franges que tout près du contact optique, quelques anneaux irisés puis la teinte plate : contre-exemple à l'idée qu'on pourrait voir de nombreux anneaux colorés loin du contact.
  8. Le brouillage périodique d'un doublet, dû à l'écart Δλ entre les deux raies, et la disparition définitive du contraste, due à la largeur propre de chaque raie, sont deux phénomènes distincts qui se superposent à des échelles de déplacement très différentes.
  9. Le schéma équivalent, lame d'air ou coin d'air, est un outil de calcul et non l'appareil réel : raisonner directement sur le montage replié est une source d'erreurs de signe ou de facteur.
  10. En coin d'air, chaque frange traversée correspond à une variation d'épaisseur de λ₀/2, exactement comme chaque anneau qui disparaît en lame d'air lors d'un déplacement du chariot.

Techniques du chapitre

Technique 1, construire le schéma équivalent avant tout calcul. Mini-exercice : M₂ est reculé de 50 µm par rapport au réglage de contact optique. L'épaisseur équivalente de la lame d'air vaut e = 50 µm.

Technique 2, identifier la configuration à partir de la forme des franges observées. Mini-exercice : des franges rectilignes et équidistantes sont observées sur l'écran. C'est une configuration coin d'air, la formule pertinente est δ = 2αx.

Technique 3, utiliser le développement aux petits angles pour relier rayon d'anneau et numéro d'ordre. Mini-exercice : si le premier anneau apparaît à l'incidence i₁, le rayon du k-ième anneau vaut rk = r₁√k, car l'ordre varie comme le carré du rayon.

Technique 4, pour un comptage de franges, écrire la variation d'ordre et l'égaler au nombre de franges défilées. Mini-exercice : une lame d'indice n = 1,5 et d'épaisseur ℓ = 20 µm est introduite dans un bras, en λ₀ = 546 nm. Le nombre de franges qui défilent vaut N = 2(0,5)(20×10⁻⁶)/(546×10⁻⁹) ≈ 37.

Technique 5, pour une mesure de doublet, repérer deux brouillages successifs plutôt qu'un seul. Mini-exercice : si le premier brouillage est observé en e₁ = 0,10 mm et le suivant en e₂ = 0,39 mm, alors Δe = 0,29 mm et Δλ = λ₀²/(2Δe).

Technique 6, pour la longueur de cohérence, chercher la disparition définitive du contraste, pas un brouillage périodique. Mini-exercice : si le contraste disparaît définitivement pour emax = 1,5 cm, alors Lc ≈ 2e_max = 3,0 cm.

Technique 7, pour toute question de réglage, conjuguer le lieu de localisation des franges avec l'écran d'observation. Mini-exercice : en coin d'air, les franges sont localisées sur les miroirs, il faut donc une lentille de projection qui en forme l'image sur l'écran, sinon rien de net n'y apparaît.

Exercices classiques corrigés

Choisis ton niveau. Difficulté indicative ; les exercices qui se suivent restent dans l'ordre.

Exercice 1

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Michelson réglé en lame d'air, laser hélium-néon λ₀ = 633 nm, e = 0,20 mm. Calculer l'ordre d'interférences au centre et l'angle d'incidence du premier anneau, comptée depuis le centre.

Technique formule de l'ordre au centre, développement aux petits angles.

Voir le corrigé
  1. p₀ = 2e/λ₀ = (2×0,20×10⁻³)/(633×10⁻⁹) ≈ 632.
  2. Le premier anneau correspond à une diminution d'ordre de 1 par rapport au centre, soit (2e/λ₀)(i₁²/2) = 1.
  3. i₁ = √(λ₀/e) = √(633×10⁻⁹/0,20×10⁻³) ≈ 0,056 rad, soit environ 3,2 degrés.
  4. p₀ n'a pas besoin d'être entier, seule sa partie fractionnaire situe précisément le centre exact du système d'anneaux.

piège : Croire que p₀ doit être entier pour que le calcul ait un sens, alors qu'un anneau brillant apparaît chaque fois que l'ordre atteint une valeur entière, quelle que soit la partie fractionnaire de p₀.

Exercice 2

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

En configuration coin d'air, α = 30 secondes d'arc, λ₀ = 589 nm. Calculer l'interfrange et la variation d'épaisseur entre deux franges consécutives.

Technique formule de l'interfrange, lien avec la variation d'épaisseur.

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  1. α = 30 secondes d'arc = 1,45×10⁻⁴ rad.
  2. if = λ₀/(2α) = 589×10⁻⁹/(2×1,45×10⁻⁴) ≈ 2,0 mm.
  3. Entre deux franges consécutives, l'ordre varie de 1, donc δ varie de λ₀, donc e varie de λ₀/2 ≈ 295 nm.
  4. Ce résultat est général, une frange traversée correspond toujours à une variation d'épaisseur d'une demi-longueur d'onde.

piège : Confondre l'interfrange, une distance sur la lame en millimètres, avec la variation d'épaisseur correspondante, en nanomètres, deux longueurs d'échelles très différentes.

Exercice 3

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

En déplaçant le chariot d'un Michelson, on observe 5 anneaux qui rentrent au centre. Avec λ₀ = 546 nm, calculer le déplacement du chariot correspondant.

Technique chaque anneau correspond à une variation d'épaisseur de λ₀/2.

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  1. Chaque anneau qui disparaît correspond à une variation d'ordre de 1 au centre, soit Δe = λ₀/2 par anneau.
  2. Pour 5 anneaux, Δe = 5 × λ₀/2 = 5 × 546×10⁻⁹/2 ≈ 1,37 µm.
  3. Le déplacement du chariot suit directement cette variation, e étant l'épaisseur de la lame équivalente contrôlée par la position du miroir mobile.
  4. Le déplacement mesuré au micromètre du chariot vaut donc environ 1,4 µm.

piège : Introduire un facteur 2 supplémentaire entre le déplacement du chariot et Δe, alors que le facteur 2 est déjà présent dans la définition de δ = 2e.

Exercice 4

Classiques de khôlle et concours · Khôlle vers écrit

On introduit progressivement une lame de verre d'indice n = 1,50 et d'épaisseur ℓ = 30 µm dans un bras d'un Michelson en lame d'air, éclairé en λ₀ = 633 nm. Combien de franges défilent au centre du champ ?

Technique décalage de franges dû à une lame, facteur d'aller-retour.

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  1. La différence de marche supplémentaire vaut Δδ = 2(n−1)ℓ.
  2. Δδ = 2 × 0,50 × 30×10⁻⁶ = 3,0×10⁻⁵ m.
  3. Le nombre de franges qui défilent est N = Δδ/λ₀ = 3,0×10⁻⁵/633×10⁻⁹ ≈ 47.
  4. Environ 47 franges défilent, la fraction restante correspondant à un léger décalage résiduel de la dernière frange.

piège : Oublier le facteur 2 dû à la traversée aller-retour de la lame par la lumière dans le bras du Michelson.

Exercice 5

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Justifier pourquoi, en configuration lame d'air, il ne faut placer aucune lentille formant une image de la source à l'intérieur de l'interféromètre.

Technique argument qualitatif sur la nécessité d'un large éventail d'incidences.

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  1. L'ordre d'interférences en lame d'air ne dépend que de l'angle d'incidence i, jamais du point de la source.
  2. Observer plusieurs anneaux exige que le faisceau contienne simultanément une large gamme d'incidences.
  3. Une lentille formant une image ponctuelle de la source réduirait le faisceau à un pinceau quasi parallèle, donc à une seule incidence.
  4. On perdrait alors tout le système d'anneaux, réduit à une tache d'éclairement constant.

piège : Croire qu'une image nette de la source améliorerait le contraste, alors qu'elle supprime justement la variété d'incidences nécessaire.

Exercice 6

Classiques de khôlle et concours · Type écrit CCINP

Une lampe au sodium, doublet λ₀ = 589,3 nm et Δλ = 0,60 nm, éclaire un Michelson en lame d'air. On part du contact optique et on écarte le chariot. À quelle épaisseur observe-t-on le premier brouillage total ? Que se passe-t-il pour le double de cette épaisseur ?

Technique condition Δp = 1/2 pour le premier brouillage.

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  1. Le premier brouillage a lieu quand Δp = 2eΔλ/λ₀² = 1/2.
  2. e₁ = λ₀²/(4Δλ) = (589,3×10⁻⁹)²/(4×0,60×10⁻⁹) ≈ 0,145 mm.
  3. Pour e = 2e₁ ≈ 0,29 mm, Δp = 1, les deux systèmes se retrouvent en phase, le contraste redevient maximal.
  4. Le brouillage se répète ensuite périodiquement, chaque fois que e augmente de λ₀²/(2Δλ).

piège : Confondre la condition du premier brouillage, Δp = 1/2, avec la période entre deux brouillages consécutifs, Δp = 1, qui correspond au double de e₁.

Exercice 7

Classiques de khôlle et concours · Type écrit CCINP ou e3a

Sur un Michelson en lame d'air éclairé par une lampe spectrale quasi monochromatique, le contraste des anneaux disparaît définitivement pour un déplacement du chariot de 4,0 cm à partir du contact optique. Avec λ₀ = 546 nm, estimer la largeur spectrale Δλ de la raie.

Technique longueur de cohérence, disparition définitive du contraste.

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  1. La disparition définitive a lieu quand la différence de marche au centre dépasse la longueur de cohérence, Lc ≈ 2e_max.
  2. Lc ≈ 2 × 4,0×10⁻² = 8,0×10⁻² m.
  3. Avec Lc ≈ λ₀²/Δλ, on tire Δλ ≈ λ₀²/Lc = (546×10⁻⁹)²/(8,0×10⁻²) ≈ 3,7×10⁻¹² m.
  4. Δλ ≈ 3,7×10⁻³ nm, une largeur spectrale très fine, typique d'une raie isolée de lampe spectrale.

piège : Confondre cette disparition définitive avec le brouillage périodique d'un doublet, phénomène différent qui se produirait à une échelle de déplacement bien plus petite.

Exercice 8

Approfondissement · Type écrit Centrale ou Mines, plus délicat

En configuration coin d'air, éclairé en lumière blanche, on place un spectroscope au point M où la différence de marche vaut δ = 6,0 µm. Donner les longueurs d'onde des cannelures sombres du spectre observé dans le domaine visible, 400 à 750 nm.

Technique spectre cannelé, condition d'interférence destructive.

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  1. Les cannelures sombres correspondent à δ = (m + 1/2)λ, soit λ = δ/(m + 1/2), m entier.
  2. Pour δ = 6,0 µm, on teste les valeurs de m : m = 7 donne λ = 6,0×10⁻⁶/7,5 = 800 nm, hors du visible.
  3. m = 8 donne λ = 6,0×10⁻⁶/8,5 ≈ 706 nm, dans le rouge visible.
  4. m = 9 donne λ = 6,0×10⁻⁶/9,5 ≈ 632 nm, dans l'orange-rouge, également visible.
  5. Le spectre observé est continu mais parcouru de cannelures sombres régulièrement espacées, dont deux tombent dans le visible proche, à 706 nm et 632 nm, d'autres plus loin vers le bleu.

piège : Ne chercher qu'une seule valeur de m au lieu de balayer plusieurs entiers consécutifs pour trouver toutes les cannelures présentes dans le domaine visible.

Erreurs fréquentes

  1. Raisonner sur le montage replié plutôt que sur le schéma équivalent avec M₁ et M₂'.
  2. Confondre les deux configurations, utiliser δ = 2e cos i en coin d'air ou δ = 2αx en lame d'air.
  3. Placer une lentille formant une image de la source à l'intérieur d'un Michelson réglé en lame d'air, ce qui supprime l'éventail d'incidences nécessaire aux anneaux.
  4. Confondre le brouillage périodique d'un doublet, Δp = 1, avec la disparition définitive du contraste due à la largeur propre d'une raie, deux phénomènes à des échelles de déplacement très différentes.
  5. Oublier le facteur 2 dû à la traversée aller-retour dans un calcul de décalage de franges provoqué par une lame introduite dans un bras.

Fiche de cours rédigée à partir du programme officiel de physique-chimie de la voie PC (arrêté du 5 janvier 2021, applicable à la rentrée 2022), partie « 1. Optique », paragraphe « 1.4. Exemple de dispositif interférentiel par division d'amplitude : interféromètre de Michelson ». Elle traite les configurations lame d'air et coin d'air, la localisation des franges, et les applications expérimentales en métrologie.