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PT · SII · semaine 1

Chaîne de puissance : alimentation, actionneurs et transmetteurs

Constituants de la chaîne de puissance d'un système pluritechnologique, avec l'alimentation d'énergie, l'association de préactionneurs et d'actionneurs et les transmetteurs de puissance. Caractéristiques, réversibilité et domaines d'application de chacun.

Sommaire

La fiche de cours

Résumé en cinq points

  1. La chaîne de puissance enchaîne alimenter, moduler, convertir, transmettre et agir. La puissance s'écrit toujours effort × flux, et les rendements en série se multiplient.
  2. Le préactionneur se choisit avec l'actionneur : distributeur et vérin, contacteur ou variateur et machine alternative, hacheur et moteur à courant continu, driver et moteur pas à pas.
  3. Dans le plan vitesse-couple, les quadrants 1 et 3 sont moteurs, les quadrants 2 et 4 sont générateurs. Freiner en récupérant demande un préactionneur et une source réversibles.
  4. Engrenages, poulies-courroie, pignon-crémaillère et vis à billes sont réversibles avec de bons rendements. Vis à glissement et roue et vis sans fin peuvent être irréversibles selon l'angle d'hélice et le frottement.
  5. L'irréversibilité permet de tenir une charge sans frein mais s'accompagne d'un rendement faible, inférieur à environ 50 % dans le modèle classique.
Pourquoi ce chapitre

En PSI, on passe des fonctions de la chaîne de puissance aux constituants réels : quelle batterie, quel variateur, quel moteur, quel réducteur, et pourquoi. Trois questions se posent devant chaque constituant. Quelles sont ses caractéristiques (grandeurs d'entrée et de sortie, ordres de grandeur, rendement) ? Est-il réversible, c'est-à-dire la puissance peut-elle le traverser dans les deux sens ? Dans quel domaine l'utilise-t-on ? Aux concours, elles reviennent partout : justifier un moteur, expliquer un maintien sans frein, dire si le freinage est récupérable, calculer un rendement global.

Le cadre : flux de puissance et fonctions de la chaîne

Les cinq fonctions

La chaîne de puissance reçoit des ordres de la chaîne d'information et agit sur la matière d'œuvre. On la décrit par cinq fonctions, dans l'ordre du flux d'énergie.

  • Alimenter : fournir l'énergie.
  • Moduler (on dit aussi distribuer) : doser l'énergie envoyée à l'actionneur selon les ordres reçus. C'est le rôle du préactionneur.
  • Convertir : changer la nature de l'énergie, en général vers l'énergie mécanique. C'est le rôle de l'actionneur.
  • Transmettre : adapter l'énergie mécanique (vitesse, couple, mouvement de rotation ou de translation) et la conduire jusqu'à l'effecteur. C'est le rôle du transmetteur.
  • Agir : produire l'effet sur la matière d'œuvre. C'est le rôle de l'effecteur (pince, roue, outil).

Le préactionneur fait l'interface : il reçoit un ordre de faible puissance et module un flux de forte puissance.

La puissance comme produit effort × flux

Dans chaque domaine, la puissance est le produit d'un effort par un flux.

  • Électrique : P = u × i (tension en volts, intensité en ampères).
  • Mécanique en rotation : P = C × ω (couple en newtons-mètres, vitesse angulaire en radians par seconde).
  • Mécanique en translation : P = F × v (force en newtons, vitesse en mètres par seconde).
  • Hydraulique et pneumatique : P = p × q (pression en pascals, débit volumique en mètres cubes par seconde).

Le rendement est η = Ps / Pe (sortie sur entrée), inférieur à 1 en régime permanent. En série, les rendements se multiplient : trois étages à 0,9 donnent environ 0,73.

Réversibilité : la définition à retenir

Un constituant est réversible si la puissance peut le traverser dans les deux sens : de l'entrée vers la sortie (fonctionnement normal) et de la sortie vers l'entrée (la charge entraîne). Une chaîne n'est réversible que si chaque maillon l'est. Un maillon irréversible est un défaut (freinage non récupéré) ou une qualité (maintien de la charge sans énergie).

Alimentation d'énergie

Sources électriques

  • Réseau alternatif : monophasé 230 V efficaces, triphasé 400 V entre phases, 50 Hz en Europe. Il peut recevoir de l'énergie si le convertisseur placé devant est réversible.
  • Batteries (accumulateurs) : source continue, embarquée. Ordres de grandeur : un élément lithium-ion vaut environ 3,6 à 3,7 V nominal, une batterie au plomb automobile 12 V. Elles sont réversibles : on peut les recharger, et donc récupérer l'énergie de freinage, dans la limite du courant de charge admissible.
  • Piles : non rechargeables, donc irréversibles.
  • Alimentations stabilisées et redresseurs : ils fabriquent une tension continue à partir du réseau. Un redresseur à diodes simple est irréversible : l'énergie renvoyée par la charge ne peut pas remonter vers le réseau. Elle fait monter la tension du bus continu. On la dissipe alors dans une résistance de freinage, ou on choisit un redresseur réversible.

Sources pneumatique et hydraulique

  • Réseau d'air comprimé : un compresseur remplit un réservoir, pression d'utilisation de l'ordre de 6 à 8 bar. L'air est propre et disponible partout dans l'usine. Mais le rendement global de la chaîne pneumatique est faible (compression, fuites, détente), souvent cité autour de 10 à 20 %, ordre de grandeur à prendre avec prudence.
  • Centrale hydraulique : un moteur électrique entraîne une pompe qui met en pression de l'huile puisée dans un réservoir. Pressions de l'ordre de 100 à 300 bar, parfois plus. Elle donne des efforts très élevés sous un faible encombrement d'actionneur. Elle demande filtrage et refroidissement, avec un risque de fuite.

Association de préactionneurs et d'actionneurs

Le préactionneur s'adapte à l'énergie de l'actionneur et au type de commande voulu (tout ou rien ou continue).

Vérins et distributeurs

Un vérin convertit l'énergie d'un fluide sous pression en translation. En statique, l'effort vaut F = p × S, avec S la surface utile du piston. Côté tige, S est réduite de la section de tige : l'effort en rentrée est plus faible. Un vérin simple effet a un seul orifice et un ressort de rappel. Un vérin double effet a deux orifices et travaille dans les deux sens.

Le préactionneur associé est un distributeur, désigné par orifices / positions. Un distributeur 3/2 (trois orifices, deux positions) commande un vérin simple effet. Un 5/2 ou un 4/2 commande un vérin double effet. Un distributeur monostable revient au repos par ressort quand l'ordre cesse. Un bistable garde sa position (effet mémoire). La commande est électrique (électrovanne) ou pneumatique.

  • Pneumatique : mouvements rapides, efforts modérés (centaines à milliers de newtons), commande en tout ou rien entre butées. L'air est compressible, donc un positionnement intermédiaire précis est difficile. Domaines : manutention légère, bridage, emballage.
  • Hydraulique : l'huile est quasi incompressible, donc le système est raide et précis. Efforts très élevés (dizaines de kilonewtons et au-delà). Une servovalve ou un distributeur proportionnel permet une commande continue et l'asservissement. Domaines : engins de chantier, presses, commandes de vol.

Moteur à courant continu et hacheur

Le moteur à courant continu obéit à deux relations simples, avec une constante K propre au moteur : le couple électromagnétique vaut C = K × i et la force contre-électromotrice vaut e = K × ω. En négligeant la résistance de l'induit, la vitesse est donc pilotée par la tension et le couple par le courant. Il est facile à asservir, mais ses balais s'usent. Domaines : petits systèmes embarqués, essuie-glaces, lève-vitres.

Le préactionneur associé est un hacheur, convertisseur continu-continu. Il découpe la tension de la source à fréquence élevée, avec un rapport cyclique α. Pour un hacheur série, la tension moyenne vaut α × E, avec α entre 0 et 1.

Machines synchrones et asynchrones, contacteurs, variateurs et onduleurs

  • Machine asynchrone : robuste, peu coûteuse, sans balais. Elle tourne légèrement moins vite que la vitesse de synchronisme ns = f / p (en tours par seconde, avec f la fréquence d'alimentation et p le nombre de paires de pôles), l'écart relatif étant le glissement. Branchée sur le réseau par un contacteur, elle tourne à vitesse quasi constante (un peu moins de 1 500 tr/min pour p = 2 à 50 Hz). Pour varier la vitesse, on utilise un variateur de fréquence. Domaines : pompes, ventilateurs, convoyeurs, la majorité des moteurs industriels.
  • Machine synchrone (dont le moteur « brushless ») : le rotor à aimants tourne exactement à la vitesse de synchronisme. Alimentée par un onduleur piloté par la position du rotor (autopilotage), elle offre un excellent couple massique et un bon rendement. Domaines : servomoteurs de robots, drones, véhicules électriques.
  • Le contacteur est un préactionneur électromécanique de tout ou rien, piloté par une bobine. Le variateur industriel associe redresseur, bus continu et onduleur (continu-alternatif), qui fabrique des tensions de fréquence et d'amplitude réglables.

Moteur pas à pas

Le rotor avance d'un angle fixe (par exemple 1,8°, soit 200 pas par tour) à chaque impulsion de sa carte de commande (driver). On le positionne en boucle ouverte en comptant les impulsions. Limite : si le couple résistant est trop grand, il perd des pas sans que la commande le sache. Domaines : imprimantes 3D, petites tables de positionnement.

Ordres de grandeur de rendement des actionneurs

À retenir comme ordres de grandeur, qui augmentent avec la taille : petit moteur à courant continu de 50 à 80 %, moteur asynchrone industriel de 80 à 95 %, machine synchrone à aimants de 90 à 97 %. Hacheurs et onduleurs dépassent souvent 95 %.

Réversibilité et quadrants de fonctionnement

On représente le fonctionnement d'un moteur dans le plan vitesse-couple : vitesse ω en abscisse, couple C en ordonnée. La puissance mécanique fournie par le moteur est P = C × ω.

  • Quadrant 1 (ω > 0, C > 0) et quadrant 3 (ω < 0, C < 0) : P > 0, la machine fonctionne en moteur, en marche avant puis en marche arrière.
  • Quadrant 2 (ω < 0, C > 0) et quadrant 4 (ω > 0, C < 0) : P < 0, la machine reçoit de la puissance mécanique et fonctionne en génératrice. Elle freine la charge.

Les machines électriques sont réversibles par nature. Encore faut-il que le préactionneur et l'alimentation le soient. Pour un moteur à courant continu, la tension moyenne a le signe de la vitesse (au terme résistif près) et le courant celui du couple. Un hacheur série ne fournit qu'une tension et un courant positifs : un seul quadrant. Un hacheur réversible en courant (tension positive, courant des deux signes) permet le freinage en marche avant : quadrants 1 et 4. Un pont en H travaille dans les quatre quadrants. Enfin, pour récupérer vraiment l'énergie, il faut une source qui l'accepte (batterie, redresseur réversible). Sinon, on la dissipe dans une résistance de freinage.

Exemples. Un ventilateur n'a besoin que d'un quadrant. Un ascenseur, montant ou descendant avec une cabine plus ou moins lourde que le contrepoids, passe par les quatre. Un véhicule électrique qui récupère au freinage utilise au moins les quadrants 1 et 4.

Pour les vérins, la réversibilité existe aussi : une charge peut repousser la tige et faire refluer le fluide. Un distributeur à centre fermé ou un clapet anti-retour piloté bloque ce reflux et maintient la charge.

Transmetteurs de puissance

Un transmetteur adapte couple et vitesse aux besoins de l'effecteur, et peut changer une rotation en translation. Pour un rapport de réduction k = ωs / ωe inférieur à 1, la vitesse baisse et le couple augmente : en l'absence de pertes, Cs = Ce / k. Avec pertes, Cs = η × Ce / k.

Rappel des lois entrée-sortie cinématiques

  • Engrenage à contact extérieur, Z le nombre de dents : ω2 / ω1 = − Z1 / Z2. Le signe disparaît pour un contact intérieur.
  • Train d'engrenages simple : produit des rapports des étages, signe (−1) puissance le nombre de contacts extérieurs.
  • Poulies-courroie sans glissement, D le diamètre : ω2 / ω1 = D1 / D2, même sens de rotation.
  • Pignon-crémaillère, R le rayon primitif : v = R × ω.
  • Vis-écrou, pas p : v = p × ω / (2π).
  • Roue et vis sans fin : ω_roue / ωvis = Zvis / Z_roue, où Zvis est le nombre de filets.
  • Train épicycloïdal : relation de Willis, (ω2 − ωps) / (ω1 − ωps) = λ, où ω1 et ω2 sont les vitesses des deux planétaires, ωps celle du porte-satellites et λ la raison du train, calculée porte-satellites bloqué.

Engrenages et trains d'engrenages

Caractéristiques : rapport exact, sans glissement, couples élevés. Les dentures hélicoïdales sont plus silencieuses que les droites mais créent un effort axial. Rendement par étage de l'ordre de 0,95 à 0,99. Réversibles. Le train épicycloïdal donne un grand rapport sous faible encombrement, avec entrée et sortie coaxiales. Son rendement dépend fortement de la configuration et peut chuter pour des rapports très élevés. Domaines : boîtes de vitesses, réducteurs, différentiels.

Poulies-courroie et chaînes

Caractéristiques : axes éloignés, faible coût, absorption des à-coups, silence. Une courroie plate ou trapézoïdale peut glisser, donc le rapport n'est pas parfaitement constant. Une courroie crantée (synchrone) supprime le glissement et convient au positionnement. Rendement de l'ordre de 0,90 à 0,98. Réversible. Domaines : axes d'imprimantes, convoyeurs, vélo.

Pignon-crémaillère

Caractéristiques : rotation en translation, course limitée par la seule longueur de crémaillère. Rendement de l'ordre de celui d'un engrenage. Réversible : la crémaillère poussée fait tourner le pignon. Domaines : direction automobile, portails coulissants.

Vis-écrou

Caractéristiques : transforme une rotation en translation avec une grande démultiplication et un effort axial élevé. Deux familles très différentes.

  • Vis-écrou à glissement (filet trapézoïdal par exemple) : frottement important, rendement typiquement faible, de l'ordre de 0,2 à 0,5. Elle est souvent irréversible : un effort axial sur l'écrou ne fait pas tourner la vis. Cela dépend de l'angle d'hélice et du frottement. Si l'angle d'hélice est inférieur à l'angle de frottement, le système est irréversible. Avec un pas grand ou une bonne lubrification, il peut devenir réversible.
  • Vis à billes : les billes remplacent le glissement par du roulement. Rendement de l'ordre de 0,9. Elle est réversible : il faut un frein pour tenir une charge verticale à l'arrêt. Domaines : crics, étaux (glissement), axes de machines-outils (billes).

Roue et vis sans fin

Caractéristiques : très grand rapport de réduction en un seul étage (par exemple 1/40 avec une vis à un filet et une roue de 40 dents), axes orthogonaux non concourants, encombrement réduit. Le contact glisse beaucoup, d'où un rendement qui varie largement, de l'ordre de 0,4 à 0,9 selon l'angle d'hélice, le nombre de filets et la lubrification. La réversibilité suit la même logique que la vis-écrou : avec un faible angle d'hélice (vis à un filet) et un frottement suffisant, la roue ne peut pas entraîner la vis et le système est irréversible. Avec plusieurs filets, il est souvent réversible. À vérifier au cas par cas : des vibrations peuvent faire dériver un système réputé irréversible. Domaines : treuils, tables tournantes, accordeurs de guitare.

Lien entre irréversibilité et rendement

Dans le modèle classique d'une vis avec frottement de Coulomb, le rendement direct vaut tan α / tan(α + φ), où α est l'angle d'hélice et φ l'angle de frottement (tan φ = f, le coefficient de frottement). Le système est irréversible quand α ≤ φ. On montre alors que le rendement direct est inférieur à 0,5. À retenir prudemment : un transmetteur irréversible a un mauvais rendement. Le maintien sans frein se paie en pertes permanentes.

Méthodes

  • Tracer le flux de puissance : pour chaque bloc, l'énergie d'entrée et de sortie avec ses grandeurs d'effort et de flux.
  • Vérifier la cohérence préactionneur-actionneur : distributeur pour un vérin, contacteur pour une marche-arrêt sur réseau, hacheur pour un moteur à courant continu, onduleur ou variateur pour une machine alternative à vitesse variable, driver pour un pas à pas.
  • Rendement global : multiplier les rendements des étages en série. Puissance d'entrée = puissance utile / rendement global.
  • Réversibilité d'une chaîne : examiner maillon par maillon, de la charge vers la source. Le premier maillon irréversible rencontré arrête le retour de puissance.
  • Quadrants : identifier les phases de la mission (montée, descente, accélération, freinage), donner pour chacune le signe de la vitesse et du couple, puis en déduire les quadrants et le préactionneur nécessaire.
  • Justifier un choix : comparer au moins deux solutions sur des critères explicites (effort, vitesse, précision, rendement, réversibilité, coût).

Ce qu'il faut savoir refaire en khôlle

  1. Décrire la chaîne de puissance d'un système donné (portail, ascenseur, robot) en nommant les cinq fonctions et un constituant pour chacune.
  2. Associer correctement préactionneurs et actionneurs, et justifier le choix pneumatique, hydraulique ou électrique.
  3. Placer les phases d'une mission dans les quatre quadrants du plan vitesse-couple et dire quel convertisseur convient.
  4. Expliquer pourquoi un redresseur à diodes impose une résistance de freinage et comment récupérer l'énergie à la place.
  5. Calculer un rendement global et la puissance d'alimentation nécessaire.
  6. Expliquer la réversibilité ou l'irréversibilité d'une vis-écrou ou d'une roue et vis sans fin à partir de l'angle d'hélice et du frottement, et son lien avec le rendement.
  7. Rappeler les lois entrée-sortie des transmetteurs usuels.

Méthodes et exercices

Les résultats à connaître

  • Puissance instantanée, produit effort × flux : P = u × i, P = C × ω, P = F × v, P = p × q. À savoir utiliser, avec les unités SI.
  • Rendement d'un constituant en régime permanent : η = P_sortie / P_entrée, compris entre 0 et 1. En régime transitoire, une partie de la puissance est stockée (énergie cinétique, potentielle, électrique) et ce quotient n'a plus de sens. À savoir utiliser.
  • Constituants en série en régime permanent : η_global = η₁ × η₂ × … × ηn. À savoir démontrer en une ligne.
  • Transmetteur de rapport k = ωs / ωe et de rendement η : Cs = η × Ce / k en fonctionnement direct. À savoir démontrer par la conservation de puissance.
  • Réversibilité d'une chaîne : réversible si et seulement si chacun de ses maillons l'est. Définition à connaître.
  • Plan vitesse-couple : la machine est motrice si C × ω > 0 (quadrants 1 et 3), génératrice si C × ω < 0 (quadrants 2 et 4). À savoir utiliser.
  • Moteur à courant continu à flux constant (aimants permanents) : C = K × i, e = K × ω, et en régime permanent u = R × i + e. Modèle à savoir utiliser, la constante K étant la même dans les deux relations quand on l'exprime en unités SI.
  • Hacheur série en conduction continue : valeur moyenne de la tension de sortie égale à α × E, avec α le rapport cyclique entre 0 et 1. À savoir utiliser.
  • Vérin en statique, frottements négligés : F = p × S, avec S la section du piston en sortie et la section annulaire (piston moins tige) en rentrée. Vitesse de tige v = q / S. À savoir utiliser.
  • Machine asynchrone : vitesse de synchronisme ns = f / p en tours par seconde, glissement g = (ns − n) / ns, petit et positif en moteur. Machine synchrone : n = ns exactement. À savoir utiliser.
  • Moteur pas à pas à N pas par tour : 360° / N par impulsion. À savoir utiliser.
  • Vis avec frottement de Coulomb, angle d'hélice α, angle de frottement φ (tan φ = f) : rendement direct tan α / tan(α + φ), rendement inverse tan(α − φ) / tan α si α > φ, irréversibilité si α ≤ φ. Modèle à savoir retrouver, souvent guidé par l'énoncé. Il s'applique aussi à la roue et vis sans fin.
  • Conséquence du modèle précédent : un système vis irréversible a un rendement direct inférieur à 1/2. À savoir démontrer.
  • Lois entrée-sortie des transmetteurs (engrenages, poulies, pignon-crémaillère, vis-écrou, roue et vis sans fin, relation de Willis) : rappel de première année, à savoir utiliser sans hésiter.

Clés de démonstration

Rendement global. Pour deux étages en série, la puissance de sortie du premier est la puissance d'entrée du second, en régime permanent. Donc Ps2 = η₂ × Pe2 = η₂ × η₁ × Pe1. L'astuce : écrire la puissance qui circule à chaque interface, puis récurrence sur le nombre d'étages.

Couple de sortie d'un réducteur. La puissance de sortie vaut η fois la puissance d'entrée : Cs × ωs = η × Ce × ωe. On divise par ωs = k × ωe, ce qui donne Cs = η × Ce / k. L'astuce : ne jamais écrire le rapport des couples comme l'inverse du rapport des vitesses sans le facteur η.

Quadrants. La puissance mécanique fournie par la machine à la charge est C × ω. Si elle est positive, la machine fournit l'énergie, donc elle est motrice. Si elle est négative, c'est la charge qui fournit l'énergie à la machine, qui la renvoie vers le préactionneur. L'astuce : le signe d'un produit, rien de plus.

Conversion électromécanique parfaite du moteur à courant continu. La puissance électromagnétique vaut e × i = K × ω × i = C × ω. Le bilan électrique u × i = R × i² + e × i sépare les pertes Joule de la puissance convertie. L'astuce : multiplier l'équation électrique par i.

Irréversibilité et rendement. Si α ≤ φ et α + φ < 90°, la fonction tangente est croissante sur [0, 90°[, donc tan(α + φ) ≥ tan(2α). Avec t = tan α et tan(2α) = 2t / (1 − t²), le rendement direct est majoré par (1 − t²) / 2, donc par 1/2. L'astuce : remplacer φ par la plus petite valeur permise, φ = α.

Exemples et contre-exemples à connaître

  1. Le ventilateur : un seul sens de rotation, un couple résistant toujours opposé à la vitesse. Un seul quadrant suffit, un variateur non réversible convient.
  2. Le treuil et l'ascenseur : la charge descend en entraînant le moteur. Avec un contrepoids, les quatre quadrants apparaissent selon le chargement de la cabine.
  3. Le portail motorisé à roue et vis sans fin : l'irréversibilité tient le portail fermé sans frein ni énergie. Exemple type d'irréversibilité recherchée.
  4. Le cric à vis trapézoïdale : la voiture reste levée quand on lâche la manivelle. Prix à payer, un rendement voisin de 0,3.
  5. L'axe vertical de machine-outil à vis à billes : réversible, la charge redescend seule si le moteur n'est plus alimenté. D'où un frein à manque de courant.
  6. Le variateur industriel à redresseur à diodes : l'énergie de freinage ne remonte pas vers le réseau, la tension du bus continu monte. D'où la résistance de freinage.
  7. La trottinette ou la voiture électrique : batterie et onduleur réversibles, la machine synchrone récupère au freinage en marche avant (quadrant 4).
  8. Le vérin pneumatique : rapide et propre, mais l'air est compressible. Il travaille entre butées, une position intermédiaire précise sous charge variable n'est pas tenue.

Techniques du chapitre

Technique 1, remonter la chaîne par les rendements. Mini-exercice : une charge demande 1,2 kW, à travers un réducteur (0,95), un moteur (0,90) et un variateur (0,97). Le rendement global vaut 0,95 × 0,90 × 0,97 ≈ 0,829. La puissance à fournir vaut 1,2 / 0,829 ≈ 1,45 kW.

Technique 2, couple et vitesse en sortie de réducteur. Mini-exercice : moteur à 3 000 tr/min et 0,5 N·m, réducteur k = 1/25 de rendement 0,8. La sortie tourne à 120 tr/min avec un couple 0,8 × 0,5 × 25 = 10 N·m.

Technique 3, effort d'un vérin dans les deux sens. Mini-exercice : piston de 40 mm, tige de 16 mm, 6 bar. En sortie, S = π × 0,02² ≈ 1,26 × 10⁻³ m², donc F ≈ 754 N. En rentrée, S ≈ 1,06 × 10⁻³ m², donc F ≈ 633 N.

Technique 4, placer une phase dans un quadrant. Mini-exercice : un tapis roulant en descente retient des colis et avance dans le sens choisi positif. La vitesse est positive, le moteur retient donc son couple est négatif. Quadrant 4, la machine est génératrice.

Technique 5, vitesse d'une machine alternative. Mini-exercice : machine asynchrone à 3 paires de pôles sur un réseau à 50 Hz, glissement 5 %. On a ns = 50 / 3 tr/s, soit 1 000 tr/min, et n = 0,95 × 1 000 = 950 tr/min.

Technique 6, translation par vis-écrou. Mini-exercice : vis de pas 5 mm à 600 tr/min. L'écrou avance de 5 mm par tour, soit 3 000 mm/min, c'est-à-dire 50 mm/s.

Technique 7, tester la réversibilité d'une vis. Mini-exercice : angle d'hélice 3°, coefficient de frottement 0,1. L'angle de frottement vaut arctan 0,1 ≈ 5,7°, supérieur à 3°. La vis est irréversible dans ce modèle.

Technique 8, régler un hacheur. Mini-exercice : moteur à courant continu, K = 0,05 V·s/rad, résistance négligée, hacheur série sur 24 V. Pour 300 rad/s, il faut e = 15 V, donc α = 15 / 24 ≈ 0,63.

Exercices classiques corrigés

Choisis ton niveau. Difficulté indicative ; les exercices qui se suivent restent dans l'ordre.

Exercice 1

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Un portail coulissant est mû par un moteur à courant continu 24 V, piloté par un pont en H. Le moteur tourne à 3 000 tr/min et entraîne une roue et vis sans fin (vis à un filet, roue de 30 dents), puis un pignon de rayon primitif 20 mm qui engrène sur une crémaillère fixée au portail. Décrire la chaîne de puissance, justifier le pont en H et la roue et vis sans fin, et calculer la vitesse du portail.

Technique les cinq fonctions, puis les lois entrée-sortie.

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  1. Alimenter : alimentation 24 V depuis le réseau, souvent avec batterie de secours. Moduler : pont en H. Convertir : moteur à courant continu. Transmettre : roue et vis sans fin puis pignon-crémaillère. Agir : le portail lui-même.
  2. Le portail doit s'ouvrir et se fermer, donc la tension doit changer de signe. Un pont en H fournit une tension moyenne des deux signes.
  3. Une vis à un filet a un faible angle d'hélice. Le système est en général irréversible : le vent ou une poussée sur le portail ne fait pas tourner le moteur. Le portail reste fermé sans frein.
  4. ω_moteur = 3 000 × 2π / 60 ≈ 314 rad/s. La roue tourne 30 fois moins vite, à 10,5 rad/s. La vitesse du portail vaut 0,020 × 10,5 ≈ 0,21 m/s.

piège : Affirmer l'irréversibilité sans la relier à l'angle d'hélice et au frottement, ou oublier que le pignon-crémaillère, lui, est réversible.

Exercice 2

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Une trottinette électrique roule à 7 m/s contre une résistance à l'avancement de 40 N. La batterie de 36 V, 10 Ah alimente un onduleur (rendement 0,95) et un moteur-roue synchrone (rendement 0,90), sans réducteur. Calculer la puissance et le courant de la batterie, puis l'autonomie à cette vitesse. Quels quadrants faut-il pour freiner en récupérant ?

Technique remonter la chaîne par les rendements.

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  1. Puissance utile : 40 × 7 = 280 W. Rendement global : 0,95 × 0,90 = 0,855.
  2. Puissance batterie : 280 / 0,855 ≈ 327 W, courant 327 / 36 ≈ 9,1 A.
  3. Énergie stockée : 36 × 10 = 360 Wh. Durée : 360 / 327 ≈ 1,1 h, soit environ 3 960 s, et une distance d'environ 7 × 3 960 ≈ 27,7 km.
  4. Marche avant seulement : traction en quadrant 1, freinage en quadrant 4. L'onduleur et la batterie sont réversibles, la récupération est possible dans la limite du courant de charge.

piège : Diviser la puissance utile par le rendement au lieu de la multiplier, ou l'inverse, sans vérifier que la puissance batterie est la plus grande.

Exercice 3

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Un ascenseur comporte une cabine, un contrepoids égal à la masse de la cabine plus la moitié de la charge maximale, et un moteur relié au tambour. On choisit la montée de la cabine comme sens positif, et C est le couple du moteur sur le tambour. Placer dans le plan vitesse-couple : montée à pleine charge, descente à pleine charge, montée à vide, descente à vide. En déduire le préactionneur.

Technique signe du couple imposé par le déséquilibre, signe de la vitesse par le sens du mouvement.

Voir le corrigé
  1. Pleine charge : la cabine est plus lourde que le contrepoids, le moteur doit produire C > 0 à vitesse constante. Montée, ω > 0 : quadrant 1. Descente, ω < 0 : quadrant 2, la machine retient, elle est génératrice.
  2. À vide : le contrepoids est plus lourd, le moteur doit retenir le contrepoids, donc C < 0. Montée à vide, ω > 0 : quadrant 4. Descente à vide, ω < 0 : quadrant 3.
  3. Les quatre quadrants sont utilisés. Il faut un variateur quatre quadrants. Pour récupérer l'énergie, le redresseur d'entrée doit être réversible, sinon une résistance de freinage dissipe l'énergie.

piège : Croire que la descente est toujours un freinage. Le signe dépend du chargement, pas seulement du sens.

Exercice 4

Classiques de khôlle et concours · D'après un écrit CCINP

Un axe de robot est entraîné par un moteur à courant continu (K = 0,1 N·m/A, R = 0,5 Ω), alimenté par un hacheur sous E = 48 V, à travers un réducteur k = 1/10 de rendement 0,9. La charge demande 12 N·m à 30 rad/s en régime permanent. Les pertes mécaniques du moteur sont négligées. Calculer le couple et le courant du moteur, la tension et le rapport cyclique, puis les rendements du moteur et de l'ensemble.

Technique réducteur, puis modèle électrique, puis bilan.

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  1. ωm = 30 × 10 = 300 rad/s. Cm = k × Cs / η = 0,1 × 12 / 0,9 ≈ 1,33 N·m.
  2. i = Cm / K ≈ 13,3 A. e = K × ωm = 30 V. u = R × i + e ≈ 6,7 + 30 = 36,7 V.
  3. α = u / E ≈ 36,7 / 48 ≈ 0,76, compris entre 0 et 1, donc réalisable.
  4. Puissances : P_charge = 360 W, P_mécanique moteur = 1,33 × 300 = 400 W, P_électrique = 36,7 × 13,3 ≈ 489 W.
  5. Rendement moteur ≈ 400 / 489 ≈ 0,82. Vérification : pertes Joule 0,5 × 13,3² ≈ 89 W, et 400 + 89 = 489 W. Rendement global, hacheur parfait : 360 / 489 ≈ 0,74.

piège : Oublier le terme R × i dans la tension, ce qui donne α = 0,625 et un moteur qui ne tient pas la vitesse.

Exercice 5

Classiques de khôlle et concours · Écrit, type e3a

Une table élévatrice est levée par une vis trapézoïdale de pas 4 mm, de diamètre moyen 20 mm, avec un coefficient de frottement 0,15. Elle porte 10 kN à 5 mm/s. Étudier la réversibilité, calculer le rendement, la puissance et le couple à fournir à la vis. Comparer avec une vis à billes de rendement 0,9.

Technique tan α = p / (π × dm), puis modèle de la vis.

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  1. tan α = 4 / (π × 20) ≈ 0,064, α ≈ 3,6°. φ = arctan 0,15 ≈ 8,5°. α < φ, la vis est irréversible : la table ne redescend pas seule.
  2. η = tan α / tan(α + φ) ≈ 0,064 / tan 12,2° ≈ 0,30.
  3. Puissance utile 10⁴ × 0,005 = 50 W. Puissance à la vis ≈ 50 / 0,295 ≈ 169 W.
  4. ωvis = 2π × v / p = 2π × 5 / 4 ≈ 7,85 rad/s. Couple ≈ 169 / 7,85 ≈ 21,6 N·m.
  5. Vis à billes : 50 / 0,9 ≈ 56 W et 7,1 N·m, trois fois moins. Mais elle est réversible, il faut un frein pour tenir la table.

piège : Prendre l'angle d'hélice égal à p / dm sans le facteur π, ou conclure irréversible sans comparer α et φ.

Exercice 6

Approfondissement · Écrit, type Mines

Un treuil de levage utilise une roue et vis sans fin, coefficient de frottement 0,1. Version A : vis à un filet, angle d'hélice 4°. Version B : vis à trois filets, angle d'hélice 12°. Pour chacune, dire si le système est réversible, calculer le rendement direct et, s'il existe, le rendement inverse. Laquelle choisir, et avec quel équipement ?

Technique comparer α à φ, puis les deux formules du modèle.

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  1. φ = arctan 0,1 ≈ 5,7°.
  2. Version A : α = 4° < φ, irréversible. η = tan 4° / tan 9,7° ≈ 0,070 / 0,171 ≈ 0,41.
  3. Version B : α = 12° > φ, réversible. η = tan 12° / tan 17,7° ≈ 0,213 / 0,319 ≈ 0,67. Rendement inverse : tan 6,3° / tan 12° ≈ 0,110 / 0,213 ≈ 0,52.
  4. A tient la charge sans frein mais gaspille près de 60 % de la puissance. B consomme moins, mais la charge peut entraîner le moteur : il faut un frein à manque de courant.
  5. On vérifie le résultat de la section 2 : A est irréversible et son rendement est bien inférieur à 0,5.

piège : Écrire tan(α + φ) au lieu de tan(α − φ) pour le rendement inverse, ou croire qu'un système irréversible est immunisé contre les vibrations.

Exercice 7

Approfondissement · Écrit, type Centrale

Une voiture électrique de 1 500 kg freine de 25 m/s à l'arrêt avec une décélération constante de 2 m/s². La chaîne de récupération comprend la machine en génératrice (0,92), l'onduleur (0,96) et la charge de la batterie (0,95). La batterie accepte au plus 50 kW. Calculer l'énergie récupérable sans limite de puissance, la puissance au début du freinage, la vitesse au-dessous de laquelle tout le freinage peut être électrique, puis l'énergie réellement récupérée. Les résistances à l'avancement sont négligées.

Technique bilan d'énergie cinétique, puis rendements dans le sens inverse du flux.

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  1. Énergie cinétique : 0,5 × 1 500 × 25² ≈ 469 kJ. Rendement de récupération : 0,92 × 0,96 × 0,95 ≈ 0,839. Si la batterie acceptait toute la puissance, elle stockerait ≈ 393 kJ.
  2. Force de freinage : 1 500 × 2 = 3 000 N. Puissance mécanique au début : 3 000 × 25 = 75 kW, puissance reçue par la batterie ≈ 63 kW, au-dessus de 50 kW.
  3. Les freins à friction prennent l'excédent. Tout passe en électrique dès que 3 000 × v × 0,839 ≤ 50 000, soit v ≤ 19,9 m/s, environ 72 km/h.
  4. Énergie réellement récupérée. De 25 à 19,9 m/s, la batterie reçoit 50 kW pendant (25 − 19,9)/2 ≈ 2,57 s, soit ≈ 128 kJ. Au-dessous, elle reçoit 0,839 × 0,5 × 1 500 × 19,9² ≈ 248 kJ. Total ≈ 377 kJ, environ 0,105 kWh, un peu moins que 393 kJ.

piège : Appliquer les rendements en divisant, comme dans le sens moteur. En récupération, l'énergie part de la roue, on multiplie.

Exercice 8

Approfondissement · Écrit, type Mines ou Centrale

Une presse doit exercer 200 kN à 20 mm/s. Solution hydraulique : vérin sous 200 bar, pompe (0,85) entraînée par un moteur électrique (0,90). Dimensionner le piston, calculer le débit et la puissance électrique. Justifier pourquoi un vérin pneumatique ne convient pas.

Technique F = p × S, q = S × v, puis chaîne de rendements.

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  1. S = 2 × 10⁵ / 2 × 10⁷ = 0,01 m², soit un diamètre √(4S / π) ≈ 113 mm.
  2. q = 0,01 × 0,02 = 2 × 10⁻⁴ m³/s, soit 12 L/min. Puissance hydraulique p × q = 4 kW, égale à F × v, ce qui vérifie le calcul.
  3. Puissance électrique ≈ 4 / (0,85 × 0,90) ≈ 5,2 kW.
  4. À 6 bar, le même effort demanderait 0,33 m², un piston de 65 cm de diamètre. L'air compressible ne donne pas non plus la raideur ni le contrôle de vitesse voulus sous fort effort.

piège : Oublier de convertir les bar en pascals (1 bar = 10⁵ Pa), ou confondre litres par minute et mètres cubes par seconde.

Erreurs fréquentes

  1. Écrire Cs = Ce / k sans le rendement, ou appliquer un rendement en régime transitoire où une partie de la puissance est stockée.
  2. Déclarer une chaîne réversible parce que la machine électrique l'est, en oubliant le préactionneur ou la source (redresseur à diodes, pile).
  3. Confondre réversibilité et inversion du sens de marche. Un moteur qui tourne dans les deux sens n'a pas forcément de quadrant générateur.
  4. Mélanger les unités : tr/min et rad/s, bar et pascals, diamètre et rayon, litres et mètres cubes.
  5. Affirmer l'irréversibilité d'une vis ou d'une roue et vis sans fin sans comparer l'angle d'hélice à l'angle de frottement, ou oublier qu'elle se paie par un rendement inférieur à 1/2.

Fiche de cours rédigée à partir du programme officiel de SII PCSI-PSI, compétence A3 « Analyser l'organisation fonctionnelle et structurelle », capacité « Caractériser un constituant de la chaîne de puissance » (semestre 3), avec les fonctions de la chaîne (S1) pour cadre et un rappel des lois entrée-sortie (S2).