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MPSI · SII · semaine 1

Analyse des systèmes pluritechnologiques

Besoin, exigences et cahier des charges, ingénierie système et diagrammes SysML, analyse du cycle de vie et impact environnemental. Chaînes fonctionnelles d'information et de puissance, leurs fonctions, et les liens entre systèmes asservis et séquentiels.

Sommaire

Le cours

Résumé en cinq points

  1. Un système pluritechnologique se lit à travers trois réalités : le besoin exprimé dans le cahier des charges, le modèle virtuel qui simule, le système matériel qui se mesure. L'ingénieur compare les performances et réduit les écarts.
  2. Le besoin se traduit en exigences vérifiables, chacune associée à un critère et à un niveau. SysML structure ces exigences, et sa syntaxe n'est pas exigible.
  3. L'analyse du cycle de vie couvre extraction, fabrication, transport, utilisation, fin de vie et recyclage. Elle sert à repérer l'étape qui domine l'impact.
  4. La chaîne d'information acquiert, traite et communique. La chaîne de puissance alimente, module, convertit, transmet et agit. Moduler dose l'énergie, convertir en change la nature.
  5. Les chaînes sont liées soit en boucle, dans un système asservi qui compare la sortie à une consigne, soit par une succession d'états déclenchés par des événements, dans un système séquentiel.
Pourquoi ce chapitre

Les sciences industrielles de l'ingénieur ne partent pas d'une équation mais d'un objet réel : un portail motorisé, un robot, une direction assistée. Avant de modéliser ou de calculer, il faut savoir à quoi sert le système, ce qu'on attend de lui et comment il est organisé.

Ce chapitre donne ce vocabulaire. Il sert dans toutes les épreuves, car chaque sujet de concours commence par une présentation du système, un extrait de cahier des charges et des diagrammes à lire. Un candidat qui sait lire une exigence, repérer une chaîne fonctionnelle et dire quelle performance est demandée gagne les premières questions en quelques minutes. Il sait surtout ce qu'il cherche dans la suite du sujet.

1Système pluritechnologique et démarche de l'ingénieur

1.1Système pluritechnologique

Définition 1.1Système pluritechnologique

Un système est un ensemble organisé de constituants qui interagissent pour satisfaire un besoin. Il est dit pluritechnologique quand il mobilise :

  • plusieurs formes d'énergie : électrique, mécanique, hydraulique, pneumatique, thermique ;
  • plusieurs technologies : électronique, informatique, mécanique.

Les systèmes étudiés sont aussi communicants : ils échangent des informations avec l'utilisateur ou avec d'autres systèmes.

Exemple 1.2Le portail coulissant motorisé

Un portail coulissant motorisé en est un exemple type.

  • Il reçoit un ordre d'une télécommande par radio.
  • Une carte électronique décide de l'ouverture.
  • Un moteur électrique entraîne un pignon qui engrène sur une crémaillère fixée au vantail.
  • Des capteurs de fin de course et des cellules photoélectriques informent la carte.

1.2Les trois réalités d'un système et les écarts

Le programme organise l'étude d'un système autour de trois réalités imbriquées.

Définition 1.3Les trois réalités

  • La réalité du besoin, traduite dans le cahier des charges défini avec un client. Elle donne les performances attendues.
  • La réalité virtuelle, c'est-à-dire un modèle qui permet de simuler le comportement du système. Elle donne les performances simulées.
  • La réalité matérielle, le système réel sur lequel on mesure. Elle donne les performances mesurées.

La démarche de l'ingénieur consiste à comparer ces trois familles de performances.

  • L'écart entre attendu et mesuré dit si le système répond au besoin.
  • L'écart entre mesuré et simulé dit si le modèle est fidèle.
  • L'écart entre attendu et simulé dit si la solution envisagée, telle que modélisée, peut répondre au besoin.

On optimise ensuite le modèle et le système pour faire converger ces performances. Presque toutes les questions d'un sujet de concours se rangent dans l'un de ces trois écarts, et il est utile de dire lequel on est en train d'évaluer.

2Analyser le besoin et les exigences

2.1Ingénierie système et diagrammes associés

Définition 2.1Ingénierie système

L'ingénierie système est une démarche qui décrit un système de façon globale, du besoin jusqu'à la fin de vie, à l'aide de modèles partagés par tous les métiers. Le langage le plus répandu est SysML (Systems Modeling Language).

Le programme est précis sur ce point : la connaissance de la syntaxe d'un langage d'ingénierie système n'est pas exigible, la structure des diagrammes est fournie, et on demande de les lire ou de les compléter.

Les diagrammes rencontrés dans ce chapitre sont les suivants.

  • Le diagramme de contexte place le système au centre et les éléments extérieurs autour : utilisateur, environnement, autres systèmes.
  • Le diagramme des cas d'utilisation représente les services rendus aux acteurs extérieurs, sous forme d'ovales reliés à des acteurs.
  • Le diagramme des exigences liste les exigences sous forme de blocs, chacune avec un identifiant et un texte. Elles sont reliées entre elles par des liens de décomposition ou de raffinement, et reliées aux éléments qui les satisfont.

Les diagrammes de définition de blocs et de bloc interne, qui décrivent la structure, et le diagramme d'états, qui décrit le comportement séquentiel, viennent plus tard dans l'année.

2.2Cahier des charges

Définition 2.2Cahier des charges

Le cahier des charges est le document contractuel qui fixe ce que le client attend. Il énonce les fonctions à remplir et les contraintes à respecter, sans imposer de solution technique.

Il sert deux fois :

  • en conception, il guide le choix des solutions ;
  • en validation, il sert de référence pour juger les performances simulées ou mesurées.

2.3Traduire un besoin fonctionnel en exigences

Le besoin est exprimé par le client dans ses mots, par exemple « je veux ouvrir mon portail sans descendre de voiture ». L'ingénieur le traduit en exigences, c'est-à-dire en énoncés précis, vérifiables et indépendants de la solution.

Définition 2.3Exigence fonctionnelle et non fonctionnelle

  • Une exigence fonctionnelle dit ce que le système doit faire : « le système doit permettre l'ouverture du portail à distance ».
  • Une exigence non fonctionnelle, ou contrainte, dit dans quelles conditions : « le système doit s'arrêter en présence d'un obstacle », « le système doit fonctionner entre moins vingt et plus cinquante degrés ».

Exemple 2.4Exigence vérifiable ou non

« Le portail doit s'ouvrir rapidement » n'est pas vérifiable. « Le portail doit s'ouvrir en moins de vingt secondes » l'est.

2.4Qualifier et quantifier les exigences, critères et niveaux

Définition 2.5Critère et niveau

Pour rendre une exigence vérifiable, on lui associe :

  • un critère, grandeur qui permet de juger ;
  • un niveau, valeur attendue du critère, souvent avec une tolérance ou une limite.

Exemple 2.6Critères du portail

  • Le critère « durée d'ouverture » a le niveau « inférieure à vingt secondes ».
  • Le critère « effort sur un obstacle » a pour niveau une valeur maximale de quelques centaines de newtons, fixée par la réglementation de sécurité.

On distingue souvent trois familles de critères, qui reviendront toute l'année pour les systèmes asservis :

  • la stabilité : le système ne diverge pas et n'oscille pas trop ;
  • la précision : la sortie atteint la valeur voulue ;
  • la rapidité : elle l'atteint assez vite.

Qualifier une exigence, c'est dire à quelle famille elle appartient. La quantifier, c'est lui donner un niveau chiffré.

3Impact environnemental et analyse du cycle de vie

3.1Domaines d'application et critères technico-économiques et environnementaux

Le programme demande de définir les domaines d'application d'un système, c'est-à-dire les conditions d'usage prévues : lieu, climat, fréquence d'utilisation, type d'utilisateur. Il demande aussi de définir les critères qui permettent de comparer les solutions. Ces critères sont :

  • techniques : performances, masse, encombrement ;
  • économiques : coût d'achat, coût d'usage, coût de maintenance ;
  • environnementaux : consommation d'énergie, matières utilisées, émissions, recyclabilité.

Exemple 3.1Vélo à assistance électrique

Un vélo à assistance électrique, au sens de la réglementation européenne, a un moteur de puissance nominale continue d'au plus 250 W250\ \text{W}, et l'assistance doit se couper au-delà de 25  km.h−125\ \unite{km.h^{-1}}. Au-delà, il change de catégorie et d'obligations. Le domaine d'application impose donc directement des niveaux de critères.

3.2Analyse du cycle de vie

Définition 3.2Analyse du cycle de vie

L'analyse du cycle de vie évalue l'impact environnemental d'un produit sur toutes les étapes de sa vie.

Le programme en cite six, qu'il faut savoir nommer.

  1. L'extraction des matières premières.
  2. La fabrication.
  3. L'utilisation.
  4. La fin de vie.
  5. Le recyclage.
  6. Le transport, qui n'est pas une étape de plus dans la chronologie mais intervient entre toutes les autres.

Pour chaque étape, on recense les flux entrants (énergie et matières) et sortants (déchets et émissions). On les traduit ensuite en indicateurs :

  • émissions de gaz à effet de serre, en kilogrammes équivalent CO2\text{CO}_2 ;
  • consommation d'eau ;
  • épuisement des ressources.

L'intérêt est de repérer l'étape dominante, qui dépend fortement du produit.

Exemple 3.3Étape dominante selon le produit

  • Pour un appareil électronique portable, l'essentiel de l'empreinte carbone vient de la fabrication, en particulier des composants électroniques et de l'écran. Prolonger la durée d'usage est le levier principal.
  • Pour un véhicule thermique ou un appareil de chauffage, c'est l'utilisation qui domine. L'efficacité énergétique est le levier principal.

Une conclusion d'analyse du cycle de vie n'a de sens qu'avec cette hiérarchie.

3.3Évaluer l'impact environnemental et sociétal

Le commentaire du programme précise qu'il s'agit de prendre en compte les exigences liées au développement durable et de sensibiliser aux aspects sociétaux. Concrètement, on attend de savoir :

  • formuler des exigences environnementales : « la consommation en veille doit être inférieure à un watt » ;
  • discuter un choix de solution sous cet angle : réparabilité, pièces standard, matériaux recyclables ;
  • identifier des effets sociétaux : sécurité des usagers, accessibilité, emploi, dépendance à une ressource.

Une réponse de concours sur ce point reste argumentée et reliée au système étudié, jamais générale.

4Chaînes fonctionnelles

4.1Architecture d'une chaîne fonctionnelle

Définition 4.1Chaîne fonctionnelle

Une chaîne fonctionnelle est l'ensemble des constituants qui concourent à une tâche du système, par exemple « déplacer le vantail ». On la décompose en deux chaînes qui travaillent ensemble :

  • la chaîne d'information élabore les ordres à partir des informations reçues ;
  • la chaîne de puissance transforme l'énergie pour agir sur la matière d'œuvre, ici le vantail.

Les ordres passent de la chaîne d'information à la chaîne de puissance. Les informations sur l'état de la matière d'œuvre reviennent vers la chaîne d'information par des capteurs.

Le programme précise que les chaînes fonctionnelles peuvent être à lire ou à compléter avec les éléments fournis. On attend donc de savoir placer un constituant dans la bonne case et nommer sa fonction.

4.2Chaîne d'information, acquérir, traiter, communiquer

Définition 4.2Fonctions de la chaîne d'information

  • Acquérir. Transformer une grandeur physique en information exploitable. C'est le rôle des capteurs et des interfaces homme-machine : bouton, écran tactile, télécommande.
  • Traiter. Élaborer des ordres à partir des informations et d'une consigne. C'est le rôle d'une unité de traitement, qui exécute un programme : microcontrôleur, automate programmable, carte électronique.
  • Communiquer. Échanger des informations avec l'utilisateur ou d'autres systèmes : voyant, afficheur, liaison radio, bus de terrain, liaison sans fil.

Exemple 4.3Capteurs

  • Un codeur incrémental sur l'arbre moteur mesure une position angulaire.
  • Une cellule photoélectrique détecte un obstacle.
  • Un capteur de fin de course signale que le vantail est en butée.

4.3Chaîne de puissance, alimenter, moduler, convertir, transmettre, agir

Définition 4.4Fonctions de la chaîne de puissance

  • Alimenter. Fournir l'énergie au système à partir d'une source : réseau électrique, batterie, réservoir d'air comprimé. On y associe souvent l'adaptation, par un transformateur ou une alimentation qui fournit une tension continue.
  • Moduler, ou distribuer. Doser l'énergie envoyée à l'actionneur selon les ordres reçus. C'est le rôle du préactionneur : variateur de vitesse, hacheur, relais, contacteur, distributeur pneumatique.
  • Convertir. Changer la nature de l'énergie. C'est le rôle de l'actionneur : moteur électrique, qui convertit l'énergie électrique en énergie mécanique de rotation, vérin, qui convertit l'énergie pneumatique ou hydraulique en énergie mécanique de translation.
  • Transmettre. Adapter et acheminer l'énergie mécanique jusqu'à l'effecteur, en modifiant vitesse, effort ou nature du mouvement : réducteur à engrenages, poulies et courroie, pignon et crémaillère, système vis-écrou.
  • Agir. Agir sur la matière d'œuvre. C'est le rôle de l'effecteur : la pince d'un robot, la roue d'un véhicule, le vantail lui-même.

Exemple 4.5Chaîne complète du portail coulissant

  • L'alimentation secteur est adaptée en basse tension continue.
  • Une carte de puissance module l'énergie envoyée au moteur à courant continu.
  • Le moteur la convertit en rotation.
  • Un réducteur à roue et vis sans fin, puis un pignon et une crémaillère, transmettent et transforment la rotation en translation.
  • Le vantail agit en fermant l'accès.

Ordres de grandeur : un moteur de quelques centaines de watts, une vitesse de vantail de l'ordre de dix à quinze centimètres par seconde, un vantail de quelques centaines de kilogrammes.

Attention

Ne pas confondre moduler et convertir. Le variateur ne change pas la nature de l'énergie, qui reste électrique : il en dose la quantité. Le moteur, lui, la convertit.

5Liens entre les chaînes fonctionnelles, systèmes asservis et séquentiels

5.1Système asservi

Définition 5.1Système asservi

Dans un système asservi, la chaîne d'information compare en permanence la grandeur de sortie, mesurée par un capteur, à une consigne, et agit sur la chaîne de puissance pour réduire l'écart. Le lien entre les deux chaînes forme une boucle : c'est la chaîne de retour.

Exemple 5.2Asservissements usuels

  • Le régulateur de vitesse d'une voiture maintient la vitesse malgré une côte.
  • La direction assistée électrique ajuste le couple d'assistance en fonction du couple mesuré sur le volant.

Le programme de ce premier semestre demande d'identifier cette structure et son vocabulaire :

  • grandeurs d'entrée et de sortie ;
  • capteur ;
  • chaîne directe et chaîne de retour ;
  • commande ;
  • comparateur ;
  • consigne ;
  • correcteur ;
  • perturbation.

Il demande aussi de distinguer la poursuite, qui suit une consigne qui varie, et la régulation, qui maintient une sortie constante malgré des perturbations. Ce vocabulaire est posé ici et travaillé en détail dans le chapitre consacré aux systèmes asservis.

5.2Système séquentiel

Définition 5.3Système séquentiel

Dans un système séquentiel, le comportement est une suite d'états distincts, et le passage d'un état au suivant est déclenché par des événements.

Exemple 5.4États du portail

Le portail a quatre états : fermé, en ouverture, ouvert, en fermeture.

  • Un appui sur la télécommande fait passer de fermé à en ouverture.
  • Le contact de fin de course fait passer de en ouverture à ouvert.
  • La détection d'un obstacle pendant la fermeture fait repartir en ouverture.

La chaîne d'information décide des transitions, la chaîne de puissance exécute les actions associées à chaque état. Ce comportement se décrit par un diagramme d'états, étudié au second semestre.

5.3Fonctions asservies et fonctions séquentielles d'un même système

La plupart des systèmes réels combinent les deux. Le portail est séquentiel dans sa logique globale, mais pendant la phase d'ouverture la vitesse du moteur peut être asservie pour ralentir en fin de course.

À retenir

Une fonction est asservie si une grandeur continue est comparée à une consigne, séquentielle si elle est une succession d'états. Savoir le dire pour une fonction donnée est un attendu direct du programme.

Méthodes

MéthodeAborder un système nouveau

  1. Se demander « à quoi sert-il et pour qui ? ».
  2. Repérer la matière d'œuvre sur laquelle il agit.

Toute la suite en découle.

MéthodeRendre une exigence vérifiable

  1. Chercher systématiquement le critère.
  2. Chercher le niveau.

Si le niveau manque, l'exigence n'est pas vérifiable.

MéthodeRemplir une chaîne fonctionnelle

  1. Partir de l'effecteur.
  2. Remonter la chaîne de puissance jusqu'à la source.
  3. Placer les capteurs en se demandant quelle information chacun renvoie.

MéthodeDistinguer préactionneur et actionneur

  1. Poser une seule question : l'énergie change-t-elle de nature ?
  2. Si oui, c'est un actionneur. Sinon, c'est un préactionneur.

MéthodeTraiter une question d'analyse du cycle de vie

  1. Identifier l'étape dominante.
  2. Proposer ensuite une amélioration sur cette étape.

MéthodeSituer chaque question d'un sujet

  1. En début de sujet, noter pour chaque question lequel des trois écarts elle évalue.
  2. Choisir parmi : attendu contre simulé, attendu contre mesuré, simulé contre mesuré.

Ce qu'il faut savoir refaire en khôlle

  1. Présenter un système réel donné en photographie, son besoin, sa matière d'œuvre et ses principales fonctions.
  2. Traduire un besoin exprimé en langage courant en deux ou trois exigences vérifiables, avec critères et niveaux.
  3. Lire un diagramme des exigences ou de cas d'utilisation fourni et en extraire les performances à vérifier.
  4. Citer les étapes du cycle de vie et dire, pour un produit donné, laquelle domine l'impact, en le justifiant.
  5. Compléter la chaîne d'information et la chaîne de puissance d'un système, en plaçant chaque constituant sous la bonne fonction.
  6. Expliquer la différence entre système asservi et système séquentiel sur un exemple, et reconnaître la chaîne de retour d'un asservissement.
  7. Situer une question de sujet dans la démarche des trois réalités : besoin, modèle, système réel.

Méthodes et exercices

Les résultats à connaître

Ce chapitre ne contient pas de théorème. Les « résultats » sont des modèles d'organisation et quelques relations qui servent à vérifier un niveau d'exigence.

  • Démarche des trois réalités. Les performances sont attendues (cahier des charges), simulées (modèle) ou mesurées (système réel). Trois écarts les relient. Exigible : dire quel écart une question évalue.
  • Exigence vérifiable. C'est un énoncé indépendant de la solution, associé à un critère (grandeur mesurable) et à un niveau (valeur, limite ou intervalle, parfois avec tolérance). Exigible.
  • Familles de critères : stabilité, précision, rapidité. Exigible comme vocabulaire. La quantification vient au chapitre des systèmes asservis.
  • Diagrammes SysML de contexte, de cas d'utilisation et d'exigences. Lecture et complétion exigibles. Syntaxe non exigible, toujours fournie.
  • Cycle de vie : extraction, fabrication, utilisation, fin de vie, recyclage, plus le transport entre les étapes. Exigible, avec la notion d'étape dominante.
  • Chaîne d'information : acquérir, traiter, communiquer. Chaîne de puissance : alimenter, moduler (ou distribuer), convertir, transmettre, agir. Exigible, à lire ou à compléter à partir d'éléments fournis.
  • Système asservi : boucle qui compare une mesure de la sortie à une consigne. Système séquentiel : suite d'états, transitions déclenchées par des événements. Exigible, avec le vocabulaire consigne, comparateur, correcteur, chaîne directe, chaîne de retour, perturbation, poursuite, régulation.
  • Puissance. En rotation, P = C·ω, avec C en N·m et ω en rad/s. En translation, P = F·v. En électrique continu, P = U·I. Outil de chiffrage.
  • Rendement : η = P sortie / P entrée, entre 0 et 1 en régime permanent. En série, le rendement global est le produit des rendements. Outil, justifié au chapitre d'énergétique.
  • Relations entrée-sortie des transmissions. Outils, justifiés au chapitre de cinématique.
    • Réducteur : ω sortie = k·ω entrée. Pour une roue et vis sans fin, k = nombre de filets de la vis / nombre de dents de la roue.
    • Pignon-crémaillère : v = R·ω, R rayon primitif, sous l'hypothèse de roulement sans glissement.
    • Vis-écrou : v = p·ω / (2π), p étant le pas (avance par tour).
  • Conversion : 1 tr/min = 2π/60 rad/s, environ 0,105 rad/s.

Clés de démonstration

Aucune preuve n'est exigible. On attend des justifications courtes. Voici les six plus demandées.

Rendement global en série. La puissance de sortie d'un étage est la puissance d'entrée du suivant. Dans le produit des rendements, les puissances intermédiaires se simplifient, il reste P sortie / P entrée. Astuce : c'est un télescopage, valable en régime permanent seulement, car en accélération une partie de l'énergie est stockée sous forme cinétique.

Relation v = R·ω. Le point du pignon situé sur le cercle primitif a une vitesse R·ω par rapport au bâti. Sans glissement au contact, la crémaillère a la même vitesse. Astuce : invoquer explicitement le roulement sans glissement.

Préactionneur ou actionneur. On écrit la nature de l'énergie en entrée et en sortie. Si elle change, c'est un actionneur. Si elle reste la même et que sa quantité est dosée par un ordre, c'est un préactionneur. Astuce : un préactionneur reçoit toujours un ordre de la chaîne d'information.

Justifier qu'une fonction est asservie. Il faut quatre éléments : la grandeur de sortie, le capteur qui la mesure, la consigne et l'organe qui les compare en continu. Astuce : un capteur seul ne suffit pas, un fin de course est un capteur de système séquentiel.

Conclure sur une exigence. On compare performance et niveau, avec le même critère et dans les mêmes conditions, puis on donne la marge. Astuce : finir par « l'écart entre attendu et simulé est de tant, l'exigence est satisfaite par le modèle ».

Étape dominante d'un cycle de vie. On ramène chaque étape à une même unité fonctionnelle, par exemple une année d'usage, puis on calcule les parts. Astuce : sans unité fonctionnelle, on compare des produits qui ne rendent pas le même service.

Exemples et contre-exemples à connaître

  1. Portail coulissant : l'exemple type, avec les deux chaînes, une logique séquentielle et parfois un asservissement de vitesse.
  2. Capteur de fin de course : capteur sans boucle, il déclenche une transition. Contre-exemple à « capteur donc asservi ».
  3. Radiateur sur minuterie, sans mesure de température : commande sans retour. Avec thermostat, c'est une régulation. Tout tient à la mesure de la sortie.
  4. Variateur et moteur : moduler n'est pas convertir, l'énergie reste électrique dans le variateur.
  5. Relais ou contacteur : préactionneur en tout ou rien. Moduler ne veut pas dire faire varier continûment.
  6. Pignon-crémaillère : le mouvement change de nature, l'énergie reste mécanique. C'est transmettre, pas convertir.
  7. Distributeur pneumatique et vérin : préactionneur puis actionneur d'une chaîne pneumatique.
  8. Smartphone contre radiateur électrique : la fabrication domine le premier, l'utilisation le second. Les leviers sont opposés.
  9. « Le portail doit être silencieux » n'est pas vérifiable. « Niveau sonore à un mètre inférieur à 60 dB(A) » l'est.
  10. Régulateur de vitesse : régulation quand la consigne est fixe et que la route monte, poursuite quand le conducteur change la consigne.

Techniques du chapitre

Technique 1 : partir de la matière d'œuvre et remonter la chaîne de puissance. Mini-exercice : un store banne électrique. La matière d'œuvre est la toile, l'effecteur l'ensemble toile et bras articulés. On remonte au tube d'enroulement (transmettre), au moteur tubulaire (convertir), au relais inverseur (moduler) et au réseau 230 V (alimenter).

Technique 2 : transformer un adjectif en critère et niveau. Mini-exercice : « la trottinette doit être légère ». Critère : masse totale, batterie comprise. Niveau : au plus 13 kg, par exemple.

Technique 3 : le test de la nature de l'énergie. Mini-exercice : une carte reçoit du 24 V continu et fournit au moteur une tension réglable. Électrique en entrée et en sortie, quantité dosée : préactionneur, fonction moduler.

Technique 4 : les quatre questions de la boucle. Mini-exercice : un chauffe-eau électrique. Sortie : température de l'eau. Capteur : sonde. Consigne : température réglée. Comparateur : thermostat. Fonction asservie, de type régulation.

Technique 5 : enchaîner les unités. Mini-exercice : un moteur à 1 200 tr/min entraîne directement une vis de pas 5 mm. On a 20 tr/s, donc v = 20 × 5 = 100 mm/s. Si le pas est donné par tour, on travaille en tours par seconde.

Technique 6 : nommer l'écart évalué. Mini-exercice : modèle 2,1 s, essai 2,4 s, cahier des charges 3 s. Mesuré contre attendu : exigence satisfaite. Simulé contre mesuré : 0,3 s d'écart, environ 14 % de la valeur simulée, le modèle est à recaler.

Exercices classiques corrigés

Choisis ton niveau. Difficulté indicative ; les exercices qui se suivent restent dans l'ordre.

Exercice 1. Du besoin aux exigences pour un robot tondeuse

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Un client dit : « je veux que ma pelouse soit tondue sans m'en occuper, sans danger pour les enfants et sans que le robot se perde ». Rédiger quatre exigences vérifiables, en distinguant exigences fonctionnelles et contraintes.

Technique critère et niveau pour chaque exigence, sans solution imposée.

Voir le corrigé
  1. Fonctionnelle : tondre une zone délimitée. Critère : surface couverte. Niveau : au moins 800 m².
  2. Fonctionnelle : régler la hauteur de coupe. Critère : hauteur. Niveau : de 20 à 60 mm.
  3. Contrainte de sécurité : arrêter la lame si le robot est soulevé. Critère : durée d'arrêt de la lame. Niveau fixé par la norme applicable, de l'ordre de la seconde.
  4. Contrainte d'autonomie : rejoindre la station avant épuisement. Critère : charge au déclenchement du retour. Niveau : 15 %.
  5. « Ne pas se perdre » devient « rester dans la zone », couvert en partie par 1 et 4.

piège : Écrire « le robot utilise un fil périphérique ». C'est une solution, pas une exigence.

Exercice 2. Chaîne fonctionnelle d'un volet roulant

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Placer dans les deux chaînes les constituants d'un volet roulant motorisé : réseau 230 V, moteur asynchrone monophasé tubulaire, réducteur épicycloïdal intégré, relais inverseurs, tube d'enroulement, tablier, fins de course, interrupteur mural, récepteur radio, capteur d'ensoleillement, microcontrôleur.

Technique remonter depuis l'effecteur, puis placer chaque capteur selon l'information renvoyée.

Voir le corrigé
  1. Agir : le tablier, qui ferme la fenêtre.
  2. Transmettre : le réducteur, puis le tube d'enroulement, qui change la rotation en translation du tablier.
  3. Convertir : le moteur, de l'électrique vers le mécanique.
  4. Moduler : les relais inverseurs, qui alimentent le moteur dans un sens ou dans l'autre.
  5. Alimenter : le réseau 230 V.
  6. Acquérir : interrupteur, récepteur radio, capteur d'ensoleillement, fins de course. Traiter : le microcontrôleur.

piège : Classer le récepteur radio dans « communiquer ». Il acquiert ici un ordre de l'utilisateur. Communiquer désigne ce que le système renvoie ou échange.

Exercice 3. Asservi ou séquentiel sur un drone

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Un drone de prise de vue doit (a) garder son altitude malgré le vent, (b) suivre un cycliste, (c) décoller, voler, revenir si la batterie est faible, puis atterrir. Classer chaque fonction et citer un capteur utile.

Technique les quatre questions de la boucle.

Voir le corrigé
  1. (a) Asservie. Sortie : altitude, mesurée par baromètre ou télémètre. Consigne fixe : régulation, le vent est une perturbation.
  2. (b) Asservie. La consigne, position du cycliste, varie sans cesse : poursuite, avec une caméra ou un récepteur de positionnement par satellite.
  3. (c) Séquentielle. Suite d'états, transition déclenchée par l'événement « charge sous un seuil », fourni par une mesure de tension batterie.

piège : Classer (c) comme asservi parce qu'une tension est mesurée. La mesure déclenche une transition, elle n'est pas comparée en continu à une consigne.

Exercice 4. Vocabulaire du régulateur de vitesse

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Pour le régulateur de vitesse d'une voiture, nommer consigne, sortie, capteur, perturbation, chaîne directe et chaîne de retour. Dire quand il fait de la régulation et quand il fait de la poursuite.

Technique placer chaque mot du vocabulaire sur un objet réel.

Voir le corrigé
  1. Consigne : vitesse choisie par le conducteur. Sortie : vitesse réelle.
  2. Capteur : mesure de vitesse de rotation des roues, qui constitue la chaîne de retour.
  3. Comparateur et correcteur : programme du calculateur, qui élabore la commande du moteur.
  4. Chaîne directe : du calculateur au véhicule, par le moteur et la transmission.
  5. Perturbations : pente et vent.
  6. Vitesse fixée et côte : régulation. Consigne relevée par le conducteur : poursuite.

piège : Appeler « perturbation » l'action du conducteur sur la consigne. Une perturbation est une entrée subie, non choisie.

Exercice 5. Durée d'ouverture d'un portail

Classiques de khôlle et concours · Niveau écrit CCINP

Le cahier des charges impose une ouverture de 3 m en moins de 30 s. Le moteur tourne à 1 500 tr/min et entraîne une roue et vis sans fin (vis à un filet, roue de 30 dents). Le pignon a un rayon primitif de 20 mm. (a) Calculer la vitesse du vantail et la durée d'ouverture, transitoires négligés. (b) On ajoute un ralentissement à mi-vitesse sur les 50 derniers centimètres. Conclure.

Technique chaîne de relations entrée-sortie, puis écart entre attendu et simulé.

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  1. ω moteur = 1 500 × 2π / 60 ≈ 157,1 rad/s.
  2. k = 1/30, donc ω pignon ≈ 5,24 rad/s.
  3. v = R·ω = 0,020 × 5,24 ≈ 0,105 m/s.
  4. (a) t = 3 / 0,105 ≈ 28,6 s < 30 s. Exigence satisfaite, avec une marge de 1,4 s seulement.
  5. (b) 2,5 / 0,105 ≈ 23,9 s, puis 0,5 / 0,052 ≈ 9,6 s. Total environ 33,4 s > 30 s.
  6. L'exigence n'est plus satisfaite, l'écart entre attendu et simulé vaut environ 3,4 s. Il faut augmenter la vitesse nominale ou raccourcir la zone de ralentissement.

piège : Oublier de convertir les tours par minute, ou garder le rayon en millimètres.

Exercice 6. Puissance du moteur du portail

Classiques de khôlle et concours · Niveau écrit CCINP

On reprend le portail à 0,105 m/s. L'effort résistant sur le vantail vaut 150 N. Le rendement de la roue et vis sans fin est 0,4, celui du pignon-crémaillère 0,9. Calculer la puissance et le couple moteur en régime permanent. Commenter le choix d'un moteur de 200 W.

Technique bilan de puissance et produit des rendements.

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  1. P utile = F·v = 150 × 0,105 ≈ 15,7 W.
  2. η = 0,4 × 0,9 = 0,36.
  3. P moteur = P utile / η ≈ 43,6 W.
  4. C = P / ω ≈ 43,6 / 157,1 ≈ 0,28 N·m.
  5. Un moteur de 200 W est surdimensionné pour le régime permanent. La marge couvre l'accélération d'un vantail de plusieurs centaines de kilogrammes, le vent, l'usure du rail et le gel.
  6. Le faible rendement d'une roue et vis sans fin est souvent accepté car il va de pair avec l'irréversibilité, qui empêche de pousser le vantail à la main.

piège : Multiplier par le rendement au lieu de diviser. Le moteur fournit toujours plus que la charge ne reçoit.

Exercice 7. Cycle de vie d'un ordinateur portable

Classiques de khôlle et concours · Niveau écrit e3a

En kilogrammes équivalent CO₂ : fabrication 240, transport 10, fin de vie 5, utilisation 12 par an. Comparer (a) porter la durée d'usage de 4 à 6 ans, (b) réduire la consommation de 20 % sur 4 ans.

Technique unité fonctionnelle, ici l'année d'usage.

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  1. Référence sur 4 ans : 240 + 10 + 48 + 5 = 303, soit environ 75,8 par an. La fabrication pèse environ 79 %, c'est l'étape dominante.
  2. (a) 240 + 10 + 72 + 5 = 327 sur 6 ans, soit 54,5 par an. Gain d'environ 28 %.
  3. (b) Utilisation 38,4, total 293,4, soit environ 73,4 par an. Gain d'environ 3 %.
  4. Allonger la durée d'usage est le levier principal. Il passe par la réparabilité, une batterie remplaçable et des pièces standard, avec un effet sociétal favorable sur la réparation locale.

piège : Comparer 327 à 303 et conclure que garder l'appareil plus longtemps pollue davantage. Sans unité fonctionnelle, la comparaison est fausse.

Exercice 8. Diagramme des exigences d'un vélo à assistance électrique

Classiques de khôlle et concours · Khôlle

Un diagramme des exigences contient un bloc « Assister le cycliste », décomposé en « puissance nominale continue au plus 250 W », « assistance coupée au-delà de 25 km/h » et « bonne autonomie ». Critiquer ces exigences, puis proposer la chaîne de puissance et les capteurs.

Technique lecture d'un diagramme, puis test de vérifiabilité.

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  1. Les deux premières sont vérifiables et imposées par le domaine d'application réglementaire. Au-delà, le véhicule change de catégorie.
  2. « Bonne autonomie » n'est pas vérifiable. Critère proposé : distance parcourue sur un parcours d'essai défini. Niveau : au moins 60 km.
  3. Chaîne de puissance : batterie (alimenter), contrôleur (moduler), moteur (convertir), réducteur (transmettre), roue (agir).
  4. Capteurs : couple ou pédalage, et vitesse. L'assistance proportionnée au couple mesuré est asservie, la coupure à 25 km/h est un changement d'état.

piège : Oublier le lien de décomposition. Les exigences filles précisent l'exigence mère, elles ne la remplacent pas.

Exercice 9. Axe linéaire d'une machine de découpe

Classiques de khôlle et concours · Niveau écrit CCINP

Un moteur est couplé directement à une vis à billes de pas 5 mm. Un codeur de 1 000 points par tour est monté sur l'arbre moteur. Exigences : vitesse 150 mm/s, précision de position 0,05 mm. Qualifier ces exigences, calculer la vitesse moteur et la résolution de mesure, discuter l'emplacement du codeur.

Technique qualifier, quantifier, puis vérifier.

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  1. La vitesse relève de la rapidité, la position de la précision.
  2. 150 / 5 = 30 tr/s, soit 1 800 tr/min.
  3. Résolution : 5 mm / 1 000 = 0,005 mm, dix fois plus fine que le niveau exigé.
  4. Le codeur mesure la rotation du moteur, pas la position de la table. Jeu, déformation de la vis et dilatation lui échappent. Une résolution suffisante ne garantit pas la précision, un écart entre simulé et mesuré est à prévoir.

piège : Confondre résolution du capteur et précision du système.

Exercice 10. Recaler un modèle

Approfondissement · Type oral Centrale

Pour l'axe asservi d'un robot, le cahier des charges impose un temps de réponse à 5 % d'au plus 0,5 s et aucun dépassement. Le modèle donne 0,35 s sans dépassement. L'essai donne 0,62 s et 8 % de dépassement. Analyser et proposer une démarche.

Technique nommer les trois écarts, puis agir d'abord sur le modèle.

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  1. Attendu contre simulé : exigences satisfaites, la solution modélisée semblait convenir.
  2. Attendu contre mesuré : aucune des deux n'est satisfaite, le système réel ne répond pas au besoin.
  3. Simulé contre mesuré : environ 77 % d'écart sur le temps de réponse, et un dépassement apparaît. Le modèle n'est pas fidèle.
  4. Hypothèses négligées possibles : saturation du variateur, frottement sec, souplesse d'une courroie, inertie sous-estimée.
  5. Démarche : identifier ces paramètres sur l'essai, recaler le modèle jusqu'à retrouver la mesure, régler le correcteur sur ce modèle, puis valider sur le système réel.

piège : Modifier le correcteur sur le modèle initial. Tant que le modèle ne reproduit pas la mesure, ses conclusions ne valent rien.

Erreurs fréquentes

  1. Confondre moduler et convertir, ou transmettre et convertir. La bonne question est : l'énergie change-t-elle de nature ? Le changement de mouvement ne compte pas.
  2. Écrire une exigence sans niveau, ou avec une solution technique dedans. Elle devient invérifiable ou trop restrictive.
  3. Déclarer un système asservi dès qu'il comporte un capteur. Il faut une consigne et une comparaison continue avec la sortie.
  4. Conclure « exigence validée » sans dire quel écart on évalue, sans marge et sans rappeler les hypothèses du calcul.
  5. Mal gérer unités et rendements : tours par minute non convertis, millimètres gardés, puissance multipliée par η au lieu d'être divisée.

Fiche de cours rédigée à partir du programme officiel de sciences industrielles de l'ingénieur de MPSI-MP (2021), compétence A « Analyser », points positionnés au premier semestre. Elle couvre la démarche de l'ingénieur et les trois réalités d'un système, l'analyse du besoin et des exigences (A1) avec l'ingénierie système, le cahier des charges, les critères et niveaux, l'impact environnemental et l'analyse du cycle de vie, puis l'organisation fonctionnelle (A3) avec les chaînes d'information et de puissance et les liens entre chaînes, systèmes asservis et séquentiels. Les frontières de l'étude, les flux et les diagrammes de blocs sont traités au chapitre suivant.